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 Catworld : La Cité Perdue (Histoire Incomplète)

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Arsenic

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Emploi/loisirs : lecture, écriture, dessin, embêtage des copains, occupage d'animaux
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MessageSujet: Catworld : La Cité Perdue (Histoire Incomplète)   Ven 21 Déc - 15:38

Quelques précisions sur l'histoire.

Résumé :

Nous sommes en 21o7. La plus grande partie des grandes villes ont disparu sous les eaux. La banquise n'existe plus. Les scientifiques, en revanche, ont beaucoup progressé, et ont réussi à transformer les animaux de compagnie en vaillants soldats. Mais au prix de nombreux mutants hybrides qui devinrent des esclaves. Quelques années après le début de ces mutations, certains enfants naquirent directement ainsi,car certaines cellules des soldats ratés s'imprégnaient dans la peau des scientifiques et leurs enfants devinrent hybrides. Il y eu bien sûr, de nombreuses révoltes.
Ici, le roi se fiche des hybrides. Enfin, jusqu‘à ce que l'on découvre que sa fille en est une, et il fait arrêter tous les résistants. Ellia, petite duchesse écureuil au grand coeur se retrouve au milieu d'un groupe de résistants peu banal qui l'emmènera dans une aventure folle à la recherche de la Cité Oubliée. Belle, Carly, Colin, Ellia, Jon, Louise, Luis, Maël, Maggie, Polly et Walter arriveront-ils à se faire respecter pour ce qu’ils sont ? Leur combat a l’air vain.

A savoir:
j'ai commencé cette histoire sur un coup de tête et certaines choses peuvent être illogiques, n'hésitez pas à me le signaler ! Il faut aussi savoir que les personnages disparus ne sont pas forcément oubliés, et qu'ils réapparaîtront sûrement plus tard. Certains passages peuvent être un peu choquants de par leur violence, mais pas de à à pousser de hauts cris ^-^. Les titres sont généralement des jeux de mots en rapport avec ce qui est écrit dans le chapitre ("secrets et familles" = secret de famille, "la belle et la bête"= bon bah vous voyez, hein, le conte). Je sais qu'ils peuvent paraître bizarres, c'est pour cela que je le précise.

Autres:
Pour les personnages, je me suis inspirée physiquement de mangas. J'ai à votre disposition, si vous le souhaitez, une fiche sur chacun des personnges important, leurs histoires et leurs caractères parfois durs à suivre. Sur ce, je vous laisse à votre lecture, en espérant que l'histoire vous plaise ! Je laisse la parole à Ellia et ses copains mutants ^-^


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MessageSujet: Re: Catworld : La Cité Perdue (Histoire Incomplète)   Ven 21 Déc - 15:41

Chapitre un: "introduction et explications" ou "le début de la fin"

Le royaume était agité par la nouvelle: la princesse aurait des oreilles et une queue de lapin cachées ! Ces étranges mutations qui faisaient des humains des sortes d'êtres mi-humains, mi-animaux n'étaient pas si rares, mais la princesse ! Personne n'aurait pensé à un tel malheur. Les résistants hybrides devraient être tués. C'était forcément leur faute ! Une affiche demandait des renseignements, avec promesse de récompense sur les hybrides résistants. Tous les villageois passèrent devant cette affiche, et se mirent en quête des résistants. Denis passa lui aussi devant, et un sourire vainqueur éclaira son visage dur.

Ellia referma son livre. Elle avait la chance de faire partie d'une classe "aisée". Elle ne comprenait pas pourquoi tout le monde haïssait ces hybrides. Elle-même était mi-humaine mi-écureuil et le vivait assez mal quand, dans la rue, on la regardait de travers. Personne ne l'attaquait, parce qu'elle était noble, et qu'on n'attaque pas les nobles. Mais enfin, il s'en fallait de peu pour qu'ils lui sautent à la gorge et la tuent. Elle se leva péniblement de sa chaise. Sa dernière promenade dans les bois lui avait valu une jambe cassée, et elle devait traîner son attelle d'un bout à l'autre de la ville, ce qui l'énervait au plus haut point. Son père, Duc d'on ne savait pas exactement quoi, rentra dans la pièce, et lui jeta son manteau pour qu'elle le range. C'était une attitude normale d'un père dont la fille avait oreilles et queue d'animal. Néanmoins Ellia sentit un petit pincement au coeur. Personne ne lui montrait le moindre signe d'affection. Elle aurait du y être habituée. Après tout, cela faisant onze longues années, depuis ses quatre ans, qu'elle supportait le travail qu'on lui donnait. Mais elle savait que quelques hybrides étaient aimés de leurs parents et elle en voulait aux siens d'être aussi ingrats. En réalité, sa mère semblait la supporter. Elle l'obligeait à prendre des cours de chant, de piano, et même de danse. Son frère, un humain parfaitement humain, lui donnait des cours d'escrime au bois. Il n'avait jamais rien tenté pour lui faire du mal et restait respectueux sans lui adresser la parole en dehors de ses cours. Cela suffisait à Ellia. Elle se dirigea vers le buffet, d'où elle sortit une carte. Une vieille carte routière d'il y avait au moins un siècle. Ellia la prit dans son sac à dos, jeta un dernier regard à sa maison, et sortit.
Le vent soufflait assez fort pour faire monter les larmes de la petite duchesse, cependant il lui semblait ne jamais l'avoir autant aimé. Des tas d'humains couraient en tout sens, s'arrêtant parfois pour la regarder, puis repartaient. Ellia passa devant une affiche qui demandait des renseignements sur les résistants. Elle baissa la tête. Mais un cri la lui fit relever. Une petite fille aux cheveux très blancs et aux grands yeux violets se faisait tirer par des gens d'armes. Elle tentait de se dégager mais n'avait pas assez de force. A côté d'elle, une jeune femme, sans doute sa mère ou sa soeur, aux cheveux tout aussi blancs, suppliait les guerriers de la relâcher. Elle avait deux oreilles de loup parmi ses cheveux blancs, et sa longue queue touffue ne laissait aucun doute: c'était une résistante.
-Laissez-la! Evylie ! Elle n'y est pour rien !
L'homme gifla l'hybride, qui se retrouva à terre.
-Alors mène nous à tes copains !
-Il suffit ! S’entendit hurler Ellia. Lâchez les...
Les guerriers hésitèrent, balancèrent les filles à terre et sautèrent sur leurs engins qui s'envolèrent aussitôt. Ellia se précipita en boitillant vers l'enfant.
-Tout va bien ?
-Evylie est muette, souffla la jeune femme en se relevant. Pourquoi nous as-tu aidées, duchesse ?
Elle insistait sur ce titre, comme s'il s'agissait d'une insulte. Et ça l'était, pour Ellia. Elle haussa les épaules, lui désigna ses propres oreilles, lui expliqua qu'elle trouvait tout cela injuste, et, qu'en plus, maintenant qu'elle s'était enfuie, elle avait le même titre de résistante qu'elle. Evylie retourna vers la jeune femme.
-Je m'appelle Louise. Et elle c'est Evylie, ma petite soeur. Ils ont tué notre mère.
Ellia plongea son regard beige dans les yeux très jaunes de Louise et lui offrit un de ses rares sourires.
-Alors ils paieront...
Louise ne savait pas pourquoi, mais la petite duchesse lui inspirait confiance, et elle l'invita à la suivre. Ellia s'en réjouit et emboîta le pas sûr de la jolie louve. Evylie restait à côté d'Ellia, regardant sa jambe traîner sur le sol. Ils arrivèrent au milieu de silhouettes encapuchonnées. L'une d'entre elle désigna Ellia du doigt et demanda qui elle était d'une voix grave et pourtant douce. Louise lui répondit très rapidement, et les silhouettes se fixèrent mutuellement. Une autre s'avança.
-Et pourquoi lui ferait-on confiance à la petite duchesse ? C'est notre ennemie, comme les autres !
Il semblait plus jeune que le premier, et Ellia aperçut deux éclats bleus sous la capuche. Louise lui raconta comment Ellia l'avait sauvée d'une mort certaine, et le garçon aux yeux bleus s'éloigna un peu, visiblement vexé et mécontent. Les autres semblaient tout aussi suspicieux.
-La duchesse Ellia Delor est recherchée pour fuite et approche de résistants....La duchesse....
Le message en boucle provenait d'un des véhicules volants des guerriers. Louise sourit, lui annonça qu'elle faisait partie du groupe, maintenant, et lui tendit une cape identique à celle des autres. Ellia eut une seconde d'hésitation, puis passa la lourde étoffe sur ses épaules.

Ils arrivèrent bientôt à un grand bâtiment, genre gymnase. Rien de mieux pour un QG. Ellia suivit les autres, enleva sa cape en même temps qu'eux. Le premier qui avait parlé, à la voix grave et douce, avait des sortes de cornes qui lui sortaient de derrière les oreilles. Exactement comme une fille un peu plus petite, au regard mauvais, qui prétendait s'appeler Carly. Jon et Carly étaient visiblement frères et soeurs. Le garçon aux yeux bleus, Colin, quant à lui, avait deux oreilles noires de félin, et ses cheveux gris juraient avec son visage enfantin. Une autre demoiselle, Polly, aux cornes de bélier, était habillée en violet, et Ellia fut étonnée de s'apercevoir que sa chevelure était aussi violette que ses vêtements. Maggie, avec ses habits de guerrière et ses oreilles de chats roux, inspirait l'autorité et Ellia devina que c'était une meneuse. Maël était visiblement plus jeune, mais semblait aussi autoritaire. Il n'avait rien d'animal, à part ses yeux jaunes. Avec des piercings et des chaînes de partout, il faisait un peu peur à la petite duchesse, surtout avec son air renfrogné. Enfin, Luis, le grand chef, dont l'oeil gauche avait disparu (une sorte de fumée noirâtre recouvrait l'oeil), et dont la gorge était ouverte en un trou, était celui qui inspirait le plus confiance à Ellia, malgré son regard froid et sa grande taille. On enleva l'attelle d'Ellia. Sa jambe était en grande partie soignée.
Colin mena Ellia à une chambre, avec un soupir agacé.
-Voilà. Tu restes ici jusqu'à nouvel ordre, duchesse, fit-il avec une grimace
Elle le remercia, faisant mine d'ignorer la grimace, et s'assit sur le lit, pensive. Colin lui jeta un dernier coup d'oeil mauvais puis s'éloigna. Ellia se retrouva seule. A nouveau.


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MessageSujet: Re: Catworld : La Cité Perdue (Histoire Incomplète)   Ven 21 Déc - 15:44

Chapitre deux: Secrets et Famille [raconté par Ellia Delor]


La taverne dans laquelle je suivis les résistants ne m'inspirait pas confiance. Peut-être était-ce du au fait que l'odeur qui y régnait était insupportable. Je plissai le nez, voulus enlever ma capuche, mais Colin me la rabattit sur le nez avant même que je n'ai pu me découvrir.
-Nous ne sommes en sécurité nulle part, bêtasse.
Je me tus, sachant très bien qu'il n'attendait qu'une réponse vexée de ma part. Luis lui adressa un signe de la main et Colin me laissa seule. Plantée au milieu du bar, je ne savais qui suivre. Louise me prit par le bras et m'emmena à une table. Je reconnaissais Polly, Maggie et Maël. Ils étaient déjà assis. Maggie avait l’air pensive, Maël, vexé. Polly releva la tête en entendant Louise murmurer qu'elle allait voir Luis une seconde. Elle ricana tandis que la jolie louve s'éloignait.
-Ouais, vas donc rejoindre ton prince charmant pendant qu'on se tue à essayer de retrouver Belle, Denis et Walter !
-Belle ? Répétai-je, incrédule.
-Oui. Elle était esclave avant, m'expliqua Maggie avec un sourire que je devinai plus que je ne le vis. Elle servait d'animal de compagnie à des bourgeois. Ils sont morts mais elle a gardé son nom de bête. Elle aimait bien ses maîtres.
-Et quel animal est-elle ?
Les trois autres haussèrent les épaules. Ils m'expliquèrent qu'elle avait des oreilles bicolores, rayées rouges et noires, de grands yeux rouges et une longue queue noire avec le bout rouge touffu. D'après leurs dires, c'était la plus rapide de tout le petit groupe. J'appris que Walter était mi-chat mi-garçon, aussi jeune que Polly, et que Denis ressemblait plus à un démon qu'à un animal réel. Carly accourut vers nous, ses cheveux roux sortant de sa capuche, et ses yeux dorés brillants d'excitation.
-On a retrouvé Walt ! Il est emprisonné à quelques pas de là. Luis, Maggie, Colin et Ellia doivent y aller.
Je sursautai. La petite m'expliqua que Colin avait insisté pour que je sois impliquée dans cette affaire. Pour me tester. Je me renfrognai, cachant ma colère dans le verre que je portai à ma bouche. Carly repartit toujours aussi excitée. Walter devait être important pour le groupe. D'après ce que j'avais compris, c'était le cousin de Louise et Evylie. Je me demandai à quoi il pouvait ressembler. Mais il devait être adorable. Polly me sourit, m'annonça que ce serait mon rite de passage. Après, je serais vraiment membre de résistance à part entière. Je souris en imaginant la tête de mes parents s’ils savaient où j'étais. Ils en seraient verts de rage. Pour l'instant, je devais me concentrer sur ma future et première mission. Libérer Walter.

Nous arrivâmes rapidement à l'entrepôt. Il était spacieux, et je ne fus guère étonnée quand on m'annonça qu'il avait servi des milliers de fois comme planque pour des bandes d'ados ou des résistants avant d'être choisi comme QG pour les soldats du roi. Maggie se laissa glisser le long du mur et retomba gracieusement au sol. Je n'étais pas sûre d'être capable d'en faire autant. Colin, après m'avoir lancé un coup d'oeil moqueur, se jeta à son tour dans le vide, pour atterrir avec la même grâce féline. Luis me regarda, soupira.
-Ecoute, je voulais que tu saches que c'est une mission difficile. Tu n'étais pas censée venir mais Colin refusait de participer si on ne profitait pas de ce...test. Je suis désolé. Arriveras-tu à descendre ?
Il y avait bien une vingtaine de mètres qui me séparait du sol. Je n'avais jamais tenté de mettre en oeuvre mes capacités d'écureuil. Et les autres résistants ne savaient pas quel était mon animal. Je soufflai, pris mon élan et sautai dans le vide, me mordant les lèvres pour ne pas crier. Je mentirais si je disais que j'atterris aussi joliment que les précédents résistants. Colin me regarda tomber avec un grand sourire moqueur, et Maggie courut vers moi quand j'atterris dans un joli "crac" provenant de ma cheville. Cassée. D'après Maggie, j'avais encore des progrès à faire. Je voulais bien la croire. Luis était arrivé en bas sans que je ne l'eus vu descendre (ni entendu, d'ailleurs), et il nous fit signe d'avancer. Maggie me proposa de l'aide, que je refusai. Je m'appuyai au mur, trottinant derrière eux. J'en voulais énormément à Colin pour ce mauvais coup. Et je n'étais pas la seule, vu le regard mauvais que lui lançait Luis sous sa capuche beige. Nos grandes capes nous protégeaient du froid, mais je doutais que la mienne cacherait longtemps la tache de sang qui couvrait à présent ma jambe. Mon frère m'avait appris à oublier la douleur. Dans le bois, je ne comptais plus le nombre de fois où il m'avait coupée, griffée, giflée, frappée, dans le but de m'apprendre à ignorer cette douleur qui nous empêchait de garder notre sang-froid. Néanmoins ma cheville me faisait extrêmement souffrir. Je devais serrer les dents pour éviter de hurler. Je ne voulais pas que Maggie et Luis me renvoient au gymnase parce que j'avais une fracture ouverte. Ils pensaient que je m'étais tordu la cheville, et je n'allais pas leur donner tort ! Colin s'arrêta.
-Bon, et alors, duchesse, tu dors ? Grogna-t-il
Je ne répondis pas, continuant à avancer à cloche-pied, en gardant bien ma main sur ma cheville, pour empêcher le sang d'aller ailleurs. Mais déjà je sentais le liquide poisseux glisser entre mes doigts. Heureusement, nous nous arrêtâmes, et je pus souffler. Les autres me regardèrent bizarrement, pensant sans doute que j'étais bien fragile. Mais Colin baissa les yeux et fit une mine dégoûtée.
-Eurk, regardez, il y a du sang par terre.
-Oh mon dieu, si ça se trouve ils ont blessé Walter !
Colin releva les yeux, me regarda, suspicieux. Il écarta le pan de ma cape et recula, les deux mains sur la bouche, visiblement sur le point de vomir. Luis fronça les sourcils, m'ordonna de montrer ma cheville, ce que je fis. Maggie détourna les yeux en voyant que l'os ressortait légèrement de ma peau. Luis dut se tenir au mur pour ne pas défaillir, ce qui me fit sourire. Un type si fort que lui aussi sensible ! Colin gardait la main sur la bouche, pâle comme un linge. Maggie marmonna que c'était de la faute de cet imbécile, et que ce serait bien fait s'il vomissait. Luis me fit signe d'approcher et ferma les yeux, une main au dessus de ma blessure. Je le regardai faire, sceptique, avant de sentir quelque chose. Mon attelle ! Il m'avait remis mon attelle par la simple force de sa pensée ! Je le regardai, surprise, mais il était déjà occupé à ouvrir la porte de Walter. Ce ne fut pas long. La serrure fit un bruit étrange, la poignée s'ouvrit tout seule et la porte valsa. Derrière elle, accroupi au fond d'une pièce sombre se tenait un charmant petit garçon aux grands yeux jaunes, les cheveux aussi blancs que ceux de Louise et Evylie. Deux oreilles noires pointues sortaient d'entre ses cheveux ébouriffés, et il avait l'air si timide que j'en fus instantanément attendrie. Il sortit doucement de l'ombre et Maggie le prit dans ses bras. Il avait les lèvres bleues de froid et tremblait comme une feuille. Luis referma la porte. Une alarme se déclencha.
-On est mal, grogna Colin
Luis jeta un regard à Maggie.
-Colin, tu prends Ellia et Walter avec toi, et tu fonces ! s'écria-t-il après que Maggie ait acquiescé silencieusement.
-Quoi ? Hurlai je. Il n'est pas question que je vous laisse ! Je vous ai retardé, c'est de ma faute !
-Et tu nous retarderas encore si tu restes avec nous !
Maggie avait sorti deux poignards de sous sa petite veste, saisit une grenade à sa ceinture, et la lança dans le couloir. Le plafond s'effondra, mais les soldats débarrassaient déjà les pierres. Walter courait vers la sortie. Colin m'attrapa le bras et me traîna derrière lui, alors que j'essayai de rester. Je vis le couloir se remplir d'une épaisse fumée noirâtre, puis plus rien, on était trop éloignés.

J'étais dans ma chambre, les bras autour des genoux et le menton dessus. J'étais vexée, humiliée et je me détestais moi-même pour mon égoïsme. J'avais mis la vie de Maggie, Luis, Colin et Walter en danger. Ce dernier entra dans ma chambre sans frapper, et s'agenouilla à côté de moi.
-Salut. Il ne faut pas en vouloir à Colin, il est...infernal.
Je lui offris un pauvre sourire. Je m'en voulais à mort pour mes caprices. Walter et sa bouille adorable m’avaient charmée. Il avait treize ans, et avait un visage si enfantin qu’on lui en aurait donné neuf. Il m’offrit un sourire craquant que j’aurais pu retrouver sur le visage de Louise ou d’Evylie.
-Je sais que tu ne vas pas bien, Ellia, souffla-t-il alors que j’en restai bouche bée. Je sais que tu en veux à Colin pour ce qu’il t’a fait, et je sais qu’en même temps tu aimerais bien l’aimer, ou du moins le supporter, pour mieux t’intégrer. Ici, c’est chez moi, Lia. Et tu n’as rien à craindre. Nous t’aimons et t’aimerons tous comme une sœur, que Colin fasse des siennes ou non.
Je le regardais, les yeux brillants, il me sourit.
-Il est temps que tu connaisses notre histoire. Tu as du t’apercevoir que Maël est fou d’inquiétude (en réalité, je n’avais vu qu’il n’était qu’énervé, je ne savais rien de la cause). Et bien c’est parce que Belle, il y tient beaucoup. Comme tu l’as appris, elle était esclave, et un jour, son maître s’est fait tué par un soldat. Elle n’était qu’un animal ! Elle ne savait rien. Maël l’a trouvée seule, nue, gelée, dans une rue glaciale en hiver. Il l’aurait alors recouverte de son manteau et l’aurait ramenée chez lui. On sait qu’elle le considère comme son maître, lui, il l’adore. Il voudrait qu’elle reste toujours en vie et près de lui, je crois. Voilà. Donc, déjà, premier point, Maël et Belle sont très proches. Deuxième point, c’est sur les dirigeants. Les « fondateurs », ce sont Louise et Luis. Louise était battue par sa mère alcoolique étant enfant, et c’est lors d’une de ses fugues, qu’elle a rencontré Luis. Il lui a proposé de l’héberger, elle a accepté. Sa mère, toujours alcoolique, eut une fille, Evylie, bien trop tard, et l’enfant eut des traumatismes du langage, mais ça, tu le sais. Luis accueillit aussi Evylie, qu’il considère, mais ça, tu le gardes pour toi, comme sa fille. Luis et Louise sont fous amoureux l’un de l’autre, mais sont persuadés chacun que ce n’est pas réciproque. Tout comme Maggie et Jon. Pour une fois, c’est la fille qui a secouru le garçon, dans cette histoire. C’était lors d’une tempête, et Jon et Carly mouraient de froid. Aveuglé par la pluie, Jon a percuté Maggie qui est tombée, et, en riant, lui a proposé de l’aide. Maggie et Jon ne sont que dirigeants alors que Luis et Louise sont fondateurs. En cherchant un QG, ils sont tombés sur ce gymnase abandonné. Où je vivais. En reconnaissant Louise, je les ai laissé s’installer, ayant bien assez de place pour tout le monde.
Il reprit son souffle. Je le voyais ému. Il me sourit.
-Je crois que tu n’as pas besoin d’en savoir plus. Un jour, tu rencontreras Denis, et tu verras sa fougue pour la plus petite des barbares. Et tu sauras sans doute mieux que personne déchiffrer les secrets qui hantent le passé de Colin. Même moi qui suis télépathe, je n’y arrive pas. Mais j’ai confiance en toi.
Il sortit de la chambre, me laissant seule avec mes litres de larmes. La porte s’entrouvrit de nouveau, et je crus que Walter avait oublié quelque chose. Je vis Colin entrer, les yeux baissés, visiblement gêné. Je ne comprenais plus rien. Le garçon releva ses yeux bleus et me regarda mal à l’aise.
-Excuse moi, dit-il de sa voix la plus faible.
J’eux un sourire.
-C’est à moi de te demander pardon. Je vous ai mis en danger, toi et les autres.
Il eut l’air surpris, et l’espace d’un instant, je crus voir ses yeux briller, comme si des larmes y étaient. Mais il se frotta les yeux d’un air endormi, et je ne vis plus rien que ses éclats bleus me transpercer de toutes parts.
-On dort dans la même chambre, visiblement, grogna-t-il
J’ignorais le fait que sa voix tremblait légèrement, et le regarda, surprise.
-Mais…Il n’y a qu’un lit ! Et les chambres sont mixtes ?!
-C’est un gymnase. Pas un hôtel, qu’est-ce que tu crois ?
Un point pour lui. C’est absolument génial, je vais dormir avec celui qui me hait le plus au monde…

Colin venait de se glisser sous les draps quand la porte s’ouvrit. Je faisais semblant de dormir, les paupières doucement closes. Je reconnus la voix de Luis.
-Eh…Coucou, toi. Tu nous a mis notre petite duchesse dans de bien mauvais draps, coquin !
-…Désolé. Je ne voulais pas qu’elle se fasse mal, mais…Je ne sais pas. Je crois que je suis jaloux ! Elle a l’air de beaucoup t’aimer, et Louise et Evylie l’adorent !
Je haussais les sourcils dans mon faux sommeil. Colin, jaloux ? C’est le comble !
-Je sais, mon Colin, et je l’adore déjà aussi. Mais tu sais bien que personne ne te remplacera jamais dans mon cœur ! Tu es mon petit frère adoré, tu le sais bien.
-Tu ne m’as qu’adopter ! Tu pourrais très bien te détacher de moi !
Je ne pouvais m’empêcher d’ouvrir la bouche, hébétée. ADOPTER ? Colin avait été adopté par Luis ? Incroyable ! Ce dernier lui déposa un baiser sur le front, et sortit. J’entendis Colin renifler plusieurs fois, et je sentis les larmes me monter aux yeux. Un seul remède contre les larmes : le câlin ! Je me retournai, mimant toujours l’endormie, et glissai mes bras autour de Colin, lui faisant un gros câlin, qu’il aurait sans doute repoussé s’il m’avait sue éveillée. Je le sentis se retourner, et il me rendit mon accolade, à ma plus grande surprise.
-Bonne nuit petite duchesse, me souffla-t-il le plus doucement possible. J’espère que tu ne m’en voudras plus demain matin.
Je sentais son visage mouillé contre mon cou, et je peux vous jurer que je ne lui en voulais déjà plus, et que j’aurais voulu le consoler, lui dire que c’était de l’histoire ancienne, que maintenant, on était amis. Je ne réussis qu’à me taire, la gorge nouée, et ça valait mieux car j’étais censée être endormie. Je ne tardai d’ailleurs pas à sombrer dans le sommeil toujours enfouie au creux des bras de Colin, qui s’était endormi tout de suite. Ma première journée m’avait épuisée, et j’espérais qu’elles ne seraient pas toutes identiques !!
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MessageSujet: Re: Catworld : La Cité Perdue (Histoire Incomplète)   Sam 22 Déc - 23:45

Chapitre trois : La Belle et la Bête


Au matin, Colin fut surpris de se réveiller avec une duchesse endormie dans les bras. Il la regarda un moment. Elle semblait bien plus digne de confiance quand elle dormait ! S’il se souvenait bien, c’était elle qui l’avait enlacé la nuit dernière. Elle n’aurait donc pas à se plaindre en se réveillant dans les bras du garçon. Il continuait de la fixer quand il la vit ouvrir les yeux. Ne sachant où regarder, il laissa son regard plonger dans les yeux dorés de la demoiselle, et rougit. La jeune fille eut un sourire endormi.
-…Salut…
Elle referma les yeux, s’étira longuement, s’assit. Colin s’assit à son tour, et détourna enfin le regard des pupilles beiges de sa voisine de chambre. Il se leva, et se dirigea vers les douches, sans un mot. En y réfléchissant, il était sûr d’avoir vu Ellia rester bouche bée à l’annonce de son adoption par Luis. Il se mordit un ongle. Elle serait la seule au courant de ce terrible secret. Enfin, avec Louise et Evylie, mais celles-ci, il leur faisait confiance ! Ellia, il ne savait pas à qui elle irait au plus vite raconter son ragot. Et ça le déprimait…

Louise se réveilla de bonne heure, secoua la tête, faisant ainsi tomber ses longs cheveux le long de son dos. Elle découvrit la main de Luis qui s’était égarée sur son ventre au cours de la nuit, et sentit ses pommettes rosir. Elle se leva le plus discrètement possible, et se mit devant un miroir pour regarder la cicatrice qu’elle avait dans le dos, que sa mère lui avait faite à force de la battre. Elle posa un regard reconnaissant sur Luis endormi. Avec une infime lenteur et délicatesse, elle déposa un baiser sur les lèvres de son bel endormi, et sortit au plus vite de la chambre, effrayée à l’idée que cela puisse l’avoir tiré du sommeil.
Luis se sentit réveillé par un contact étranger. Il cligna plusieurs fois des yeux, entendit la porte se fermer. Il ouvrit alors brusquement les yeux et se leva d’un bond. Louise ! C’était elle ! Elle l’avait embrassé ?! Non…Impossible, il avait du rêver. Elle avait du faire du bruit en se levant, et il avait du imaginer le baiser. Pourtant, il y avait cette saveur douce inhabituelle sur ses lèvres sombres. Il en était, au fond, sûr : Louise l’avait embrassé.

Maggie partageait a chambre avec Polly. Elles se réveillèrent quasiment en même temps, et Polly lui raconta qu’elle l’avait entendue murmurer de choses dans son sommeil. Une étrange vague de romantisme sembler voler autour du QG des résistants.

Maggie rougit en rencontrant Jon dans le couloir, mais il ne s’aperçut de rien. Ils allèrent ensemble à la cuisine, où ils découvrirent Colin, Ellia, Louise et Luis déjà attablés. Luis regardait étrangement Louise, et Colin avait le regard fixé sur Ellia. Les deux jeunes femmes semblaient les ignorer, ce qui décrocha un sourire à Jon.
-Hey, comment allez-vous, tous ?
-Très bien, sourit Ellia. Je n’ai jamais aussi bien dormi !
-Ce doit être le fait que tu aies un gros nounours avec toi, sourit Polly en débarquant dans la salle, et en lui offrant un clin d’œil.
Alors que Colin fronça les sourcils à cette remarque, Ellia éclata de rire. Surpris, le garçon releva timidement les yeux de son bol, et eut un léger sourire. Carly entra, toujours aussi excitée que d’habitude.
-Salut tout le monde ! Ca va bien ? Devinez quoi ? Je pense savoir où est Belle. Je sais, je suis la plus forte, la plus intelligente, la plus douée, un vrai génie ! Elle doit être enfermée du côté de son ancienne maison. Les soldats aiment bien ce genre de tortures, et ils savent combien Belle aimait ses anciens maîtres. Ce sont des crétins, vous ne trouvez pas ? Je déteste ces espèces de…
Jon lui plaqua la main contre la bouche pour l’arrêter, histoire de pouvoir savourer le silence une dernière fois avant qu’elle se remette à blablater. Maël entra dans la pièce et s’arrêta sur le seuil, les larmes aux yeux.
-Belle…Torturée ?
Il sortit, enfila un pull noir par-dessus son tee-shirt noir, mit ses chaussures noires sur ses chaussettes noires, lesquelles se cachèrent automatiquement sous son trop grand pantalon noir, et il secoua la tête. Ce mouvement fit remuer ses cheveux (noirs aussi) où des rubans jaunes et bleus étaient, comme toujours, attachés.
-Je m’en fous, j’y vais, déclara-t-il.
-Je viens avec toi, dit Louise en se levant. Je servirai d’appât.
-Non ! s’écria alors Jon, enfin…Je veux dire…Sois prudente.
-Ne t’inquiète pas. Nous serons là dès cet après-midi.

Maël traversa le jardin, ouvrit la porte de la maison. Il entendait des gémissements. De douleur. Il monta les marches quatre à quatre. Belle était accrochée à un lit, nue une fois de plus, visiblement blessée de toutes parts. Les yeux de Maël se remplirent de nouveau de larmes alors que Belle poussait des petits cris joyeux, visiblement ravie de le revoir. Il changea la matière de sa main, ce qui était son unique don, la fit fondre, puis adopter la forme de la serrure des menottes de Belle. Elle fut détachée en un rien de temps et se réfugia immédiatement dans les bras fins de Maël. Elle avait visiblement subit les pires tortures que l’on peut infliger à une jeune femme, et Maël devinait qu’elle ne serait plus jamais la même après cela. Il laissa ses larmes couler dans la chevelure châtain-rouge de celle qui se prenait pour son esclave. Ils sortirent, elle enveloppée dans le pull et le long manteau noirs de Maël, lui, toujours en pleurs, la tête enfouie dans le cou de son amie. Louise les regarda arriver, soupira de soulagement. Mais la sonnette d’alarme retentit. Maël courut, Belle le tirant pour le faire aller plus vite. Loin derrière, Louise se laissait capturer.

-Vous l’avez laissée seule avec ces brutes ?! Hurla Luis dès qu’ils furent rentrés.
Maggie le raisonna : ils n’avaient pas eu le choix. Ils étaient tous heureux de revoir Belle, et elle était visiblement heureuse de les revoir aussi. Elle avait porté beaucoup d’attention à Ellia et lui avait finalement caresser la main du bout de doigts nerveux et blessés. Tous avaient remarqué que Belle avait été blessée physiquement et moralement, même Ellia, qui ne la connaissait pourtant pas. Walter s’était pris la tête dans les mains à l’entrée de la demoiselle, et il avait du sortir de la pièce. Mais tout était bien qui allait bien. Sauf que Louise avait disparu. De son plein gré.

Maël caressait pensivement les cheveux de Belle, qui s’était lovée contre lui après qu’il l’eut aidée à enfiler une chemise de nuit. Elle levait des yeux rêveurs vers lui, et il la regardait, en tremblant, traumatisé à l’idée de tout ce qu’elle avait du subir. Il la savait violée et battue. Et il avait mal pour elle. Elle se releva un petit peu, se mit à émettre des petits grognements. Lui seul la comprenait. Il accepta de la laisser aller sur ses genoux, à condition qu’elle ne le fixe pas de ses grands yeux rouges éternellement, mais, de toutes manières, elle avait arrêté de le faire dès qu’elle avait vu que cela le mettait mal à l’aise. Belle aimait, pourtant, regarder les yeux magnifiquement jaunes de son « maître ». Maël eut un sourire.
-Alors, ma belle, quand accepteras-tu de me considérer comme un ami ?
Elle secoua la tête : elle en était incapable. Il sourit, et passa une main extrêmement douce dans les cheveux de la demoiselle. Elle avait des bosses et des coupures, et le contact ne devait pas être très agréable. Mais Maël souriait. Il était si content de l’avoir retrouvée. Belle en fut profondément émue. Jamais elle n’aurait imaginé un maître aussi attaché à elle. Elle sentit ses yeux piquer, et ne savait pas réellement ce qui lui arrivait. Des larmes coulèrent sur ses joues, et Maël, d’une main douce et sûre, les essuya. Il déposa un baiser sur les dites joues encore mouillées par les larmes, et sembla hésiter une seconde avant de lui libérer le menton. Belle ne savait pas pourquoi son maître la considérait toujours comme plus que ce qu’elle n’était, et cela la rendait pensive. La laisserait-il un jour le servir comme elle se devait de le faire ?

Luis donna un puissant coup de poing dans le punching-ball qui lui faisait face. Il en voulait énormément à Louise. Elle avait été idiote ! Elle avait, une fois de plus, joué les héroïnes en se faisant capturer. Et Luis lui en voulait. Elle le savait, pourtant, que c’était dangereux ! Elle avait vu de ses propres yeux l’état dans lequel ils avaient récupéré Belle ! Elle savait ce qui l’attendait. Luis se mordit les lèvres, vexé et énervé : quand l’écoutera-t-elle enfin ?

Colin resta seul. Longtemps. Il réfléchissait. A Belle. A Louise. Elles avaient toutes deux fait preuve d’insouciance, et leur imprudence les avait blessées. Colin repensa à la première fois où il avait vu Louise. Elle était entrée dans la maisonnette où vivait Luis, et, transie de froid, le dos en sang, elle s’était installée devant la cheminée où brûlait un feu. Elle avait posé ses yeux jaunes de louve sur le petit garçon qui tremblait de peur et de froid, et l’avait invité à se rapprocher du feu. Elle n’avait alors que douze ans, et Colin, six. Luis n’en avait que seize, et avait pourtant déjà deux responsabilités sur les bras. Et il les assumait et s’en sortait à merveille. Colin avait toujours admiré Luis. Mais ces derniers temps, son « grand frère » lui semblait affaibli. Dès que Louise s’éloignait un petit peu, Luis paniquait, demandait où elle était, avec qui, pourquoi. Cette fâcheuse manie avait le don d’énerver Colin. Même s’il jugeait leur histoire plutôt amusante et jolie, il en avait assez de les voir devenir nerveux chaque fois qu’ils étaient séparés. Il soupira et se leva, avança vers sa chambre, où il savait qu’il trouverait Ellia.
En entrant, il la découvrit endormie sur le lit, roulée en boule, un livre pendant au bout de son bras. Il se baissa, et releva lentement le pantalon d’Ellia pour regarder sa jambe. L’os n’était plus apparent, mais la cheville avait toujours une forme étrange, et Colin savait qu’elle mettrait du temps à guérir. Tout cela était sa faute. Il frôla la peau de la demoiselle, et fut envoyé à terre d’un puissant coup de pied de a duchesse. Ellia se releva d’un bond, grimaçant au contact de sa jambe contre le sol.
-Que…Colin ? On peut savoir ce qu’il se passe ?
-Désolé de t’avoir réveillée, duchesse, je regardais l’état de ta jambe.
Ellia le regarda, suspicieuse, puis haussa les épaules.
-C’est bizarre, j’ai l’impression qu’elle a guérie pendant la nuit. Tu crois que c’est possible ?
Colin, surpris qu’elle lui demande son avis, bafouilla quelques secondes avant de s’éclaircir la voix et de secouer la tête.
-Non, c’est stupide. Ce n’est absolument pas plausible, réfléchis !
Elle haussa de nouveau les épaules, et sortit de la chambre en boitant. Elle allait voir Maël et Belle, lui avait-elle dit. Colin se sentit seul, ce qui n’était pas dans ses habitudes. Et ce sentiment le vexa plus qu’il ne le blessa.

Louise se laissa sagement menotter et enfermer dans la chambre où elle avait grandi, enfant. Les soldats avaient tellement serré les menottes qu’elle sentait ses mains s’engourdir, le sang ne pouvant plus y circuler librement. Elle serra les poings, tendit les doigts, et répéta plusieurs fois ce geste en espérant améliorer la circulation. C’était chose vaine. Ses doigts devenaient très lentement bleus, et elle demanda à son garde de desserrer les liens. Il la regarda avec mépris, mais s’exécuta, et elle soupira de soulagement en sentant le sang entrer en ses doigts. Ses pensées allèrent vers Luis. Il allait forcément lui en vouloir. Et il allait la tuer !
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