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 Une ombre dans les ruines (Histoire Complète)

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Alex

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MessageSujet: Une ombre dans les ruines (Histoire Complète)   Sam 22 Déc - 16:05

Ceci est une histoire de fiction qui n'a aucun rapport avec une situation ou un lieu ayant réellement existé.


Aucun bruit ne venait troubler le silence. Aucun oiseau, aucun insecte, ni même aucun arbre n’osaient faire de bruit. Le château ne ressemblait plus à rien. Les vitres avaient explosées, créant des marres de verres qui brillaient sous la lune. Le plafond s’était aussi effondré, emmenant avec lui quelques parcelles de mur. Tout cela donnait une silhouette noire découpée dans tous les sens. Et pourtant. Des bruits commençaient à se faire entendre. Une ombre glissait derrière une fenêtre, emportant à sa base les débris de verres dans un petit cliquetis qui n’était pas désagréable.
La femme elle non plus ne ressemblait plus à rien. Seul son regard vide regardait l’obscurité, et ses vêtements en lambeaux, tachés de sang, ne cachaient plus grand-chose de sa nudité. Mais elle s’en fichait. Elle marchait droit devant elle, ne faisant guère attention au décor, ou à la brise glacée qui circulait dans le couloir. Elle marchait, tel un automate, vers un but inconnu. Avait-elle seulement un but ? Se passait-il quelque chose dans sa tête ? Pensait-elle ?
Elle tourna soudain à gauche, tous son corps tournant en même temps, comme si elle connaissait par cœur le château, ou ce qu’il en restait. Elle s’enfonçait de plus en plus dans les ténèbres, ne devenant qu’une ombre de plus dans ce château hanté par tant d’autre. Elle, elle les voyait plus que quiconque d’autre. Plus de les voir, elle les connaissait. Là, c’était la fine silhouette de sa mère qui passait, trottinant comme à son habitude, sifflotant un vieil air. Là, c’était son petit frère, qui, la tête dirigée vers le ciel, marchait lentement. Elle les voyait, oui, elle voyait ses silhouettes qu’elle connaissait par cœur, ces silhouettes qui avaient fait son enfance, ces silhouettes tout droites sorties de sa mémoire. Mais elle ne voulait pas les voir. Même si elle les avait déjà vues, dans le salon.
Ses pas descendait maintenant l’escalier, ses pieds ne se soulevant pas du sol, tombant sur la marche d’en dessous quand ils arrivaient au bout de celle où ils se trouvaient. Ce n’était pas une démarche très fiable, et la femme risquait de tomber à chaque instant dans le vide, mais elle s’en fichait, elle regardait droit devant elle. Deux femmes la dépassèrent en riant. Elles descendaient l’escalier en essayant de s’attraper. Elle portait toute deux une robe en soie noire. L’une était blonde, l’autre était brune, et leurs rires finirent par s’estomper. La femme, n'ayant prêter aucune attention aux deux autres, arriva enfin en bas de l’escalier, et elle reprit son périple, slalomant entre les silhouettes sombres qui passaient, toutes avec leurs démarches habituelles, qu’elles avaient toujours eues. Là, trois silhouettes s’approchent d’elle. Elle reconnaît la petite main de son petit frère quand il était petit, qu’il avait l’habitude de poser sur son ventre, la douce main de son mari, qui passe dans son cou, la réchauffant durant un court instant, et les dures mains de son pères, qui se posent sur épaules, comme à leurs habitudes. Les yeux de la femme se mettent à briller de larmes, et elle s’arrête. Toutes les silhouettes se réunissent autour d’elle. Des murmures se font entendre, et toutes tendent le bras pour la toucher, mais elle pousse un cri, et se met à courir. Derrière elle, un nom la poursuit, faiblement, mais pourtant audible. « Julia ». Mais elle continuait à courir. Elle ne voulait pas voir leurs visages. Ce n’étaient pas eux, non. Ca ne pouvait pas être eux. Elle ne le voulait pas. Elle ne veut pas voir leurs silhouettes, elle ne veut pas les reconnaître.
Elle ralentit progressivement sa course, ses larmes coulant à flot de ses yeux. Elle renifle bruyamment, et recommence à avancer, traînant ses pieds. Elle recommence son manège, retrouvant dans sa mémoire tous ces lieux dans lesquels elle avait passé tant de jours, à rire ou à pleurer. Elle retrouve avec sa mémoire tous ces lieux, en parfait état, éclairés par le soleil qui se déversait à flot par les fenêtres ouvertes. La cuisine. La table sur laquelle repose déjà les couverts, et la cuisinière où fument de nombreux plats. Ca sent bon. Puis, une silhouette rentre. Une des deux filles de tout à l’heure, la brune. Elle lui fait un grand sourire, mais la femme crie.
Elle contourne le centre de la pièce, marchant sur les débris divers reposant sur le sol, sans entendre le bruit qu’ils font, le message qu’ils lui envoient. Et elle crie, seule dans les restes de sa cuisine, en pleine nuit. Seule face au vide, elle crie, avant de s’enfuir, comme elle le fait depuis tout à l’heure. Moralement, physiquement, elle veut être ailleurs, elle ne veut pas être elle, elle ne veut pas les connaître. Elle ne veut pas. Et pourtant. Face à elle, ils sont tous là. Ces gens qui murmurent son prénom sans cesse. « Julia, Julia, Julia, Julia, Julia… » Elle s’accroupit dans une position enfantine. « Non, je ne veux pas, non… » pense-t-elle fort.
-Et pourtant…
La voie était grave, et la main calleuse, et Julia se recroquevilla un peu plus.
-Non ! Non ! Je ne vous connais pas ! se mit à hurler Julia, se relevant. Je ne sais pas pourquoi vous me suivez ! Je ne vous connais pas !
Elle reculait, petit à petit, et son dos heurta une porte derrière elle. Elle se retourna vite, et ouvrit la porte. La lumière de la lune se déversait par les grandes fenêtres détruites, laissant de grandes plaques d’obscurité. Julia ne comprenait plus rien. Il y a cinq secondes, il faisait encore jour, et rien n’était aussi délabré. Des rires se firent soudain entendre au centre de la pièce, et la brune et la blonde furent visibles, dans un des cercles de la lumière de la lune. Elles s’amusaient ensemble, se dirigeant vers une zone d’ombre où elles disparurent. Julia fit continuer son regard de l’autre côté du cercle, là où il y avait de la lumière, mais les rires s’évanouirent.
Dans le cercle de lumière, deux corps étaient allongés. Ils portaient tous deux des robes de soie noires, et ils avaient de longues chevelures brune et blonde, mais surtout, on pouvait voir la mare de sang, depuis longtemps immobilisée, coagulée, qui les entouraient.
A l’étage du dessus, on put entendre des pas précipités, puis des rires qui s’évanouirent au bout du couloir.


Dernière édition par le Sam 22 Déc - 21:35, édité 1 fois
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Alex

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MessageSujet: Re: Une ombre dans les ruines (Histoire Complète)   Sam 22 Déc - 18:50

Julia se retourna, lentement. La terreur l’emportait sur tous les autres sentiments, et elle poussa un cri, quand toutes les silhouettes furent bel et bien reconnaissables. Mais il y avait un détail qui interloquait Julia : tous avait le visage que Julia trouvait le plus beau. Son père n’avait pas ses rides, et avait son beau et fin visage, ainsi que sa carrure d’athlète, sa mère avait encore ses cheveux blonds, et son air candide si attendrissant, son frère avait l’apparence de ses douze ans, et son mari apparaissait sous les traits de ce si bel homme qui l’avait abordé, seize ans plus tôt. Ils affichaient tous un sourire triste, et la regardaient droit dans les yeux. Alors, son père s’avança.
-Tu as compris, maintenant, non ?
-Compris quoi ? répondit Julia. Compris quoi ? Qu’est-ce que je suis censée comprendre ? Je… Vous êtes différents d’avant…
Elle était au bord des larmes, complètement désemparée. Son père s’avança, et lui toucha la joue d’un geste de tendre. Alors, Julia, pendant un court instant, vit son visage ridé, ses cheveux blancs, et son corps enveloppé de graisse sur le sol du salon, allongé, ses yeux si bleu ne pouvant plus rien voir, et l’affreuse balafre qui lui parcourait le corps en diagonal, laissant s’échapper des quantités impressionnantes de sang.
-Mais comment se fait-il que j’aie ces images dans la tête ? Vous êtes vivants, devant moi !
-Nous sommes devant toi parce que tu le veux bien, mais nous ne sommes plus vivants. La plupart d’entre nous étions dans le salon quand le château a été bombardé. Nous sommes tous morts, sauf toi… déclara le père, une tristesse infini dans le regard.
-Non, non ! hurla Julia. Non ! Je ne veux pas y croire, je ne veux pas !... Je ne peux pas !
Elle s’était maintenant écroulée sur le sol, en larmes. Ils étaient pourtant devant elle, pourquoi, pourquoi eux était-ils morts ? Pourquoi devrait-elle les croire ?
-Parce que nous sommes dans ta mémoire. Nous ne sommes que des visions de ta mémoire, car tu n’acceptes pas ce qui s’est passé.
Sous le choc, Julia tomba à la renverse, fermant les yeux au milieu de cette salle silencieuse, espérant entendre dans les étage supérieurs sa mère faire la soupe, son mari prendre une douche, ou encore le fauteuil roulant de son petit frère… Mais rien. Seul le vent glacé qui parcourait le couloir et les pièces vides de toutes vie lui répondait.
Les mains de son frère se posèrent sur le dos de Julia, qui s’arrêta alors de sangloter. Elle se retourna lentement, et son regard plongea dans les mêmes yeux bleus que ceux de leur père. Cette tête qui partait si souvent dans les nuages, qui ne savait faire que ça, d’ailleurs. Julia avait tenté de le protéger, et pourtant, dix huit ans plus tôt, il s’est fait renversé par une voiture, ce qui lui a valu de finir sa vie dans un fauteuil roulant. Des larmes brillaient dans son regard.
-Nous venons de ta mémoire, mais tu sais, tu sais au fond de toi que nous avons raison. Tu nous connais plus que quiconque, Julia. Pars, pars et ne reviens plus ! Ne pense plus à nous, refais toi une vie, Julia, tu ne peux vivre toujours avec nous !
-Alors pourquoi êtes vous revenus ?
Il y eut un silence pesant, et ce fut le mari de Julia qui s’avança alors vers elle.
-Parce qu’on t’aime, on voulais te revoir, et te dire, te dire de partir, de partir loin d’ici. Tu ne trouveras que du malheur dans le passé, trouves toi un futur.
Julia se releva, et en hurlant, se dirigea vers le mur opposé. Son cœur se déchirait. Elle avait toujours vécu avec eux, elle les avait toujours vus, de sa petite enfance jusqu’à maintenant. Elle n’avait jamais prévu une autre vie que celle où elle avançait. Elle avait toujours été heureuse, ses larmes n’avaient toujours eu que de petites causes, et ses querelles avec ses parents, de si petites choses ! Et maintenant, elle se rendait compte qu’il était trop tard, trop tard pour revenir en arrière, trop tard pour faire une vie parfaite, trop tard. Tous les éléments étaient maintenant partis. Elle ne pouvait plus faire machine arrière. Elle voudrait, elle voudrait tellement encore vivre avec eux, encore une fois.
-Mais c’est trop tard. Tu dois passer ce cap, tu le dois. Des gens, autre part, attendent de te rencontrer.
C’était sa mère, cette fois-ci, et toute la tendresse qui se lisait dans ses yeux toucha profondément Julia.
-Non, vous n’êtes pas morts. Je vous vois, je vous parle, on peut tout refaire, on peut tout refaire, même avec des souvenirs…
-Non. On ne peut pas, ces souvenirs doivent t’aider à avancer, et non pas à stagner.
C’était son père qui avait parlé, d’une voie dure et autoritaire, mais Julia ne voulait pas abandonner. Elle tenait à sa famille, et elle voulait trouver des solutions. Elle devait en trouver.
-Non, fit son mari en secouant la tête d’un air triste. Non, on ne peut pas. Désolé.
Ils s’en allaient tous, lui tournant le dos.
-Non ! cria Julia. Non, non, non ! Restez ici ! Restez ici ! Non !
Sa voie dérailla dans ses pleurs. Elle ne pouvait plus crier, ni parler. Ses paroles étaient étouffées par son désespoir, et elle tentait vainement d’appeler son père et sa mère donc les dos disparaissaient dans l’embrasure de la porte. Puis ils disparurent. Les sanglots résonnaient bruyamment dans la pièce vide. Elle voulait les revoir, elle le voulait. Alors, quasiment aveuglée par ses larmes, elle se mit à courir. Ses cris de désespoir résonnaient dans tout le château, et ses pieds étaient guidés par une sorte de force invisible, par la force de la mémoire. Elle ne pouvait s’empêcher de crier son désespoir en courant. Ses larmes volaient dans les airs avant de s’écraser sur la pierre froide des couloirs.
Puis, les mains de Julia tapèrent enfin sur la porte. Elle restait devant un certain temps, essoufflée. Puis, lentement, retenant quelques sanglots, elle ouvrit la porte.
Ils étaient tous là, par terre. Tous dans leur dernière apparence. Le salon était dévasté, et le fauteuil de son petit frère reposait dans un coin, tout tordu, loin de son propriétaire qui lui reposait au centre du salon, le ventre ouvert. Les autres étaient tous aussi beau à voir, et Julia eut le souffle coupé. Puis elle se mit à crier en se précipitant sur le cadavre de son frère, puis de son père, puis de sa mère, et ainsi de suite. Elle pleura sur tout les corps, hurlant à la mort, hurlant de ne pas avoir put les aider plus tôt, hurlant de désespoir.
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Alex

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MessageSujet: Re: Une ombre dans les ruines (Histoire Complète)   Sam 22 Déc - 21:34

Assise dans un coin de la pièce, elle se balançait d’avant en arrière, dans un geste nerveux. Ses larmes étaient glacées sur ses joues, et ses lèvres commençaient à prendre une couleur bleue, signe d’une proche hypothermie. Elle regardait les cadavres, tous ces cadavres, sa famille, son ancienne famille. Elle restait là à attendre elle aussi la mort, se rappelant les bons souvenirs en ces lieux, avec ces personnes, maintenant couchées sur ces dalles froides. Elle restait là, à les regarder, par respect. Par respect pour ceux qui avaient accompagné sa vie. Et aussi, parce que pour elle, partir était signe d’oublier, de laisser derrière soi, et elle s’y refusait. Les souvenirs auxquels elle repensait lui accordaient leurs chaleurs, c’était tous ce qui comptait. Elle allait mourir heureuse avec les siens.
Des pas sur sa gauche. Elle ne prit même pas la peine de regarder qui c’était. Une présence qui s’assoit à ses côtés, et une petite tête qui se pose sur son épaule. Son frère.
-Tu sais, tu vas mourir si tu restes ici.
Julia ne répondit pas, faisant tout pour ne pas regarder dans la direction du cadavre de celui qui lui parlait.
-Oh, tu peux regarder, tu sais, je m’en fiche. Tout ce que je veux, tout ce qu’on veut, c’est que tu vives. Tu restes ici pourquoi ? Pour ne pas nous oublier ? Pour nous manifester ton amour ? Pour rester dans la chaleur du foyer familiale ?
-Je… Je…
Julia n’arrivait pas à répondre, et elle baissa la tête. Elle était trop fatiguée pour hurler, et elle n’avait plus de larmes pour pleurer. Son frère eut un petit rire.
-Oh, pas la peine de me répondre ! Souviens toi que je suis ton souvenir, le souvenir que tu as de ton frère qui se trouve éventré un peu plus à droite d’où tu regardes.
-Comment peux-tu dire une chose pareille ? s’exclama Julia, choquée par cette remarque.
-Je suis mort, Julia. Mort. Mais toi non. Ne t’acharnes pas à vouloir nous garder, nous sommes déjà partis. Tu veux nous manifester ton amour en restant ici ? Peut-être crois-tu que nous sommes heureux de te voir parmi nos cadavres ? Non, non… On veut te voir heureuse pour être heureux. On veut te voir partir.
-Non, je ne peux pas. Je ne peux pas vous oublier…
-Tu ne va spas nous oublier. Tu vas repenser aux bons moments, comme tu le fais depuis tout à l’heure, et tu vas partir, en ne pensant qu’à ça. Et tu vas être heureuse d’avoir passé ces moments avec nous, et tu vas être encore plus heureuse de te faire une nouvelle famille. Nous ne pouvons plus rien t’offrir, ni chaleur, ni rien. Nos cadavres sont déjà froids, tous comme cette maison. Pars Julia, pars.
La jeune femme mit sa tête entre ses genoux. Elle avait encore la gorge serrée, elle ne pouvait plus parler. Des sanglots secouaient son corps, mais plus aucunes larmes ne voulaient sortir des ses yeux. Elle sentir son frère s’en aller, et n’eut même pas la force de le retenir. Elle restait là, glacée dans un lieu glacé, et dans une atmosphère de mort des plus froides. Comment faire une croix sur eux, comment se dire qu’elle ne les reverra plus ?
Puis, des zones de chaleur. Elle crut d’abord que c’était une impression créée par son corps, mais les zones se déplaçaient comme des… mains. Elle ouvrit les eux et leva la tête. Son frère était là, ainsi que son mari, sa mère et son père. Ils la frottaient tous, essayant de lui insuffler la chaleur des souvenirs qu’ils comportaient. La joie de les revoir fit augmenter cette chaleur, et Julia parvint à se lever. Elle se mit à marcher vers la porte, entourée de sa famille, qui la réchauffait toujours. Hors de la pièce l’attendait tous les autre défunt du château qui lui sourirent. Les deux jeunes domestiques, la blonde et la brune, ouvrirent le pas vers la sortie. Julia leur emboîta le pas, et tout le reste de la foule emboîta le pas à Julia. L’avancée était rapide, et l’atmosphère chaleureuse, car Julia était heureuse de les voir autour d’elle. Puis, ils arrivèrent à la porte. La foule fit un demi-cercle autour de Julia et de sa défunte famille.
Julia les regardait, les uns après les autres. Elle les serra chacun dans ses bras, fort, en leur disant au revoir. Elle appréciait d’autant plus ces accolades qu’elle savait que c’était les dernières. Elle acceptait enfin de les voir partir, elle acceptait enfin de leur dire adieu, de tourner la page. C’est cela, le pouvoir des adieux.
Puis elle recula, et regarda la foule. Elle connaissait chacun des visages, chaque nom, chaque histoire. Elle les aimait, les appréciait. Elle les respectait. Elle baissa alors son buste vers le bas, en signa d’au revoir.
-Adieu, fit quelqu’un dans la foule.
-Non, au revoir, jamais adieu ! lança Julia.
Puis elle se mit à reculer. Ils commençaient tous à grésiller, comme si ils étaient dans un écran télé de mauvaise qualité, alors le mari de Julia se précipita vers elle, et le chaleur de ses lèvres s’évanouit sur celle de sa bien-aimée. Ils avaient disparus. C’est alors qu’en pleurant, mais ayant fait son deuil, Julia passa le portail, et s’en alla chercher du secours au village le plus proche.

Le mot de la fin :

Cette histoire se finit ici, et j’espère qu’elle vous touché un minimum (c’était le but, en fait). Si vous avez des commentaires, bons ou mauvais, envoyez les moi, votre avis m’intéresse.

J'ai écris l'histoire avec le plan suivant (les parties correspondent aux messages):
-Première partie: elle doit accepter qu'elle est en train de vivre dans ses souvenirs.
-Deuxième partie: elle doit accepter la mort de ses proches.
-Troisième partie: elle doit accepter de tourner la page.
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Arsenic

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MessageSujet: Re: Une ombre dans les ruines (Histoire Complète)   Sam 22 Déc - 22:58

Commentaire 1 :
O.o Emouvant, surprenant, un tantinet effrayant. Rien d'étonnant venant de ta part, très talentueux ami ^-^. Pressée de lire d'autres de tes histoires Razz
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Alex

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MessageSujet: Re: Une ombre dans les ruines (Histoire Complète)   Dim 23 Déc - 0:12

Merci, ça me fait plaisir!
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MessageSujet: Re: Une ombre dans les ruines (Histoire Complète)   

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