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 Les larmes de feu (Histoire Complète)

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Alex

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MessageSujet: Les larmes de feu (Histoire Complète)   Lun 31 Déc - 13:48

Ses pas étaient rapides dans la petite rue qui menait à son travail. Elisabeth ne croisait quasiment personne, à cette heure tardive du soir, mais elle marchait néanmoins avec le sourire, même si elle savait qu’elle allait commencer une longue nuit de travail. Les réverbères diffusaient de légères taches de lumière, autant de sphères jaunes qui se démarquaient dans l’obscurité ambiante. Le vent parcourait le long de la rue, accompagnant Elisabeth, en soulevant les papiers laissés par les promeneurs indélicats, et sifflant dans les creux des toits.
Bientôt, l’immeuble de bureau fut visible, et les yeux d’Elisabeth regardèrent les quelques points de lumière sur la façade. Peu de gens travaillaient la nuit, dans cette boite, mais il y en avait certain que ça arrangeait. Ceux sont trop occupés la journée, qui travaillent la nuit pour ne pas finir à la rue, et ne dorment que trois heures, les insomniaques qui cherchent une compagnie plus sympathique que leurs téléviseurs grésillant, ou, comme Elisabeth, ceux qui ne voulait pas sortir la journée, aux heures de pointe.
Elle revoyait encore, dans ses cauchemars, les corps entassés les uns sur les autres. L’incendie qui grimpait sur les immeubles, léchant de ses flammes les façades, et marquant à jamais les mémoires. Les papiers qui volent, les cris des blessés, les sirènes des secours, tant de chose qui faisait encore frissonner Elisabeth. A chaque fois, elle replongeait dans son cauchemar.
Soudain, le vent fait envoler une dizaine de papier qui passent dans le champ de vision d’Elisabeth, qui le nez en l’air, regardait encore la fenêtre qui allait s’allumer, tout à l’heure, quand elle serait dans son bureau. Et puis elle revoit. Les papiers qui volent au dessus de sa tête, et en face d’elle, l’immeuble en feu. Elle le voit, un instant, à la place de son bureau actuel, cet immeuble où tant de gens avait péris, et où elle aurait périe si elle était arrivée à l’heure pour sa réunion. Mais elle n’était que dans le hall lorsque justement, la salle de réunion avait explosée. Enfin, lorsque la plus grosse bombe qui se trouvait dans la salle de réunion avait explosée. Il y avait une bonne dizaine d’autres bombes qui avaient explosées simultanément, faisant d’énormes dégâts. Mais il fallait oublier ces détails, et se concentrer sur le présent.
Elle baissait la tête, pour regarder le sol, quand un bruit, dans une ruelle adjacente, attira son regard. Un homme, dans une cape noire qui volait au vent, le visage caché dans l’obscurité la regardait. On pouvait légèrement discerner le sourire machiavélique sur le bas de son visage, et, sans un mot, il s’en alla. Elisabeth ne tenta pas de le rattraper. Elle était restée où elle se trouvait, regardant le vide. Pendant cinq minutes, elle resta dans cette position. Puis, une main se posa sur son épaule. Elle hurla de terreur et se mit à courir à toute vitesse, laissant derrière elle le pauvre clochard qui ne voulait qu’une simple cigarette.

Elle arriva dans le hall essoufflée et pliée en deux par un point de côté. Elle avait couru comme une dératée jusqu’à son immeuble de bureau. Les lampes éclairaient abusivement la pièce, ce qui éblouissait Elisabeth à chaque fois qu’elle entrait. Le lieu était aussi d’une propreté impeccable, qui donnait toute les impressions sauf celle d’avoir affaire à quelque chose de naturel. Il faut le dire : tout dans cette entreprise semblait fait pour que l’employé se retrouve dans un monde complètement artificiel, sans aucune bavure ni tache.
L’ascenseur eut son petit « ding » lorsqu’il arriva au vingt quatrième étage. Elisabeth en sortit, et tombait dans une ambiance mitigée. Le groupe de femme qui se trouvait à sa gauche pianotait sur leur ordinateur, au travail, mais bavardant entre elles, les hommes qui se trouvaient plus loin toujours à gauche riaient grassement, laissant tomber leurs chiffres pour des blagues plus ou moins obscènes. A droite, plusieurs personnes, souvent séparées par plusieurs bureaux, travaillaient sérieusement. Eux, c’était ceux qui bossaient trop en journée, et qui n’avait plus la force que d’effectuer ce travail le soir.
Elisabeth se dirigea vers le fond des bureaux. Elle passe devant celui de sa meilleure amie, Stéphanie, qui leva la tête quand elle l’entendit passer. Ses petites lunettes rondes lui donnaient un air de furet, renforcé par son attitude droite, et ses cheveux blonds qui étaient coiffés de façon à ce qu’ils tombent, raides, dans son dos.
-Salut ! T’es en retard, aujourd’hui ! fit-elle remarquer avec un sourire.
-Ouais, je sais… dit Elisabeth, avec un petit sourire fatigué.
Stéphanie comprit qu’il y avait quelque chose, mais elle s’abstint de poser des questions, sachant qu’Elisabeth lui en parlerait, si elle en avait vraiment besoin. Cette dernière s’était assise à son bureau, et y avait allumé la lumière. Son ordinateur faisait un doux ronronnement en s’allumant. Elisabeth regarda l’écran où s’affichaient petit à petit les icônes. Bientôt, elle s’endormait sur son bureau.

Le soleil était maintenant levé depuis une heure, et Elisabeth, en jeune femme sans ride et vigoureuse, sortait de sa maison rapidement. Elle était en retard, maintenant, et il fallait faire vite. Elle se précipita dans la rue, courant à toute vitesse, évitant les passants qui commençaient à sortir de chez eux. Tout en courant, elle tentait d’avaler un croissant, et d’enfiler une veste, en tentant aussi de garder son sac à la main.
Après un virage, elle arriva sur la grande place. Elle finir de mâcher le croissant, et de mettre sa veste, et se mettant à marcher d’un pas rapide vers son immeuble. Elle croisait à ce moment beaucoup de personnes, car c’était l’heure d’aller au travail, et c’était la bousculade, car la place était entourée de bureau, et que tout le monde voulait aller dans une direction différente, venant d’une direction différente. Mais quand elle arriva au pied de son immeuble, une personne, dans la foule des anonymes, attira son regard. Un jeune homme avec des lunettes de soleil courait à travers la foule, sa cape noire volant derrière lui. Il tourna la tête, et la regarda droit dans les yeux, et eut un sourire. Ce sourire si machiavélique. Elisabeth pénétra tout de même dans le bâtiment, se demandant qui était ce garçon.
La secrétaire de l’accueil lui fit signe, puis regarda sa montre, et lui fit une grimace voulant dire « dépêchez-vous ! » et Elisabeth tenta alors se frayer un chemin dans le masse de gens réunis devant le tableau d’affichage ou une grande nouvelle devait être marquée, mais Elisabeth regarderait plus tard.
Soudain, une explosion. Le bruit leur tomba dessus brusquement, et tout crurent que le bâtiment s’effondrait sur eux. Des cris au dehors, des bruits d’objets qui s’écrasaient. La foule commençait à peine à se mettre en mouvement, se remettant de sa frayeur, quand une seconde explosion eut lieu. Puis une troisième. Et là, venant des ascenseurs, une marre de feu. Le souffle de l’explosion fit s’envoler la foule, et le feu les brûlait. Le bruit était insupportable, et Elisabeth ne savait plus où elle était. Puis, elle s’écrasa lourdement sur le sol.
Ce dernier tremblait encore. D’autre explosions avaient encore lieu, dans différents endroits, envoyant en l’ait des tonnes de papiers qui planaient lentement dans les airs, tels une multitudes d’oiseau blanc. Puis, le silence se fit. En face d’elle, à travers des papiers, Elisabeth voyait le bâtiment en feu. Aucune fenêtre n’avait survécue. Les flammes léchaient la plupart des parties du bâtiment.
Elisabeth avait mal au crâne, et tous les sons lui arrivaient déformés. Les cris de la foule, les morceaux de corps enflammés qui tombaient du ciel. Elle se releva lentement. Son bras droit était ensanglanté, et elle se rendit compte qu’elle saignait des oreilles. Elle avait du sang sur les vêtements, du sang qui ne lui appartenait pas. Regardant autour d’elle, elle put se rendre compte du désastre.
Certains corps étaient brûlés sur la plupart du corps, et pire, certain d’entre eux bougés encore. D’autre avaient été démembrés, d’autres encore entaillés de partout. Le nombre des blessures ne pouvait se compter. Les gyrophares éclairèrent par intermittence la scène désastreuse, et les ambulances ainsi que les camion de pompier s’arrêtèrent non loin du lieu du sinistre. Aussitôt, une dizaine de personnes fondit dans la marre des blessés, trouvant les vivants parmi les morts.
Elisabeth, elle, était assise, au milieu des tous ces cadavres. Elle ne savait pas quoi faire, et regardait ses mains ensanglantées d’un air désemparé. Des mains la soulevèrent, et elle vit le carnage s’éloigner, tandis qu’elle s’évanouissait.

Soudain, elle se réveilla. Dans son écran, elle vit son visage. Son visage actuel, celui d’une femme de quarante ans, un visage ridé. Elle tourna la tête vers la droite, et Stéphanie lui fit un clin d’œil, tout en mettant un doigt devant sa bouche. Elisabeth lui rendit un sourire fatigué, et, en se frottant les yeux, regarda au dehors. C’est alors qu’elle le vit. Il était dans une des sphères de lumière, et il regardait pile dans son bureau. Sa cape voletait autour de lui, et son sourire déformait ses traits. Elisabeth se leva, en criant. Stéphanie se retourna rapidement et Elisabeth se jeta sur elle, pour la plaquer au sol. L’explosion illumina la pièce et le souffle rasa tout. Les bureaux s’envolaient et s’écrasaient contre le plafond, avant de s’écraser au sol, ou ils partaient en morceaux dans tous les sens. Leurs bouts enflammés se dispersèrent dans toute la pièce, et Elisabeth sentit la chaleur dans son dos, tandis que les flammes passaient au dessus d’elle, et sortait par les fenêtres qui avaient explosées.
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MessageSujet: Re: Les larmes de feu (Histoire Complète)   Lun 31 Déc - 13:49

Les corps brûlés étaient entassés les uns sur les autres. Encore. Le feu détruisait tous ce qu’il touchait. Encore. Les papiers volaient en tout sens. Encore. La chaleur était insoutenable. Encore.
Les secours n’avaient pas tardé à arriver. Ils étaient montés directement au vingt quatrième étage, seul endroit de l’immeuble où une bombe avait explosée. Ils avaient éteint l’incendie, tout en cherchant des survivants. Il y en avait quatre. Quatre sur vingt six personnes en tout, c’était peu. Surtout quand l’un d’eux était gravement brûlé et se trouvait dans le coma. Les trois autres, donc Elisabeth et Stéphanie, avaient réussis à échapper aux flammes, en se tenant près du sol. Ils étaient les miraculés du moment.
Trois semaines plus tard, Elisabeth traînassait dans son appartement. En peignoir, une tasse thé à la main, elle regardait ce qui passait en ce dimanche matin à la télé. Des dessins animés pour enfants, à peu près sur toute les chaînes, et sinon c’était du téléshopping. Elle finit par éteindre le téléviseur, et se dirigea vers la salle de bain. Elle se fit couler un bain chaud et se déshabilla.
D’un geste timide, elle mit son gros orteil dans l’eau, pour en tester la température, et se glissa petit à petit dans l’eau chaude et parfumée à la lavande. La chaleur transperçait sa peau, et atteignait ses muscles, ses os, lui procurant un bien être qui la poussait au sommeil. Elle se sentait comme dans son lit, entourée de chaleur, apaisée. Le téléphone sonna, mais elle ne fit aucun geste. C’est presque si elle ne l’entendait pas. Le répondeur se mit en route, et une voix parla trop bas pour que Elisabeth puisse entendre ce qu’elle disait. Mais elle s’en fichait. Le répondeur était bien là pour ça. Elle restait dans son bain, somnolant, dans un état apaisant. Elle ne pensait à rien d’autre qu’à la chaleur qui l’entourait. Ses cheveux bruns et bouclés se répandaient comme une auréole autour de sa tête.
Soudain, ce fut la sonnette qui se réveilla, et des coups sur la porte résonnèrent. Quiconque était à la porte, il était impatient d’entrer. Elisabeth se relevait péniblement, en étouffant un bâillement. Elle se mit vite un coup de serviette, et enfila un peignoir, avant de se précipiter vers la porte.
-Oui, j’arrive !
Elle ouvrit la porte qui n’était pas fermée à clé, et trouva face à elle jeune homme qui devait avoir la trentaine, plutôt grand et blond. Il avait des yeux bleus foncés, et une petite bouche qui se tordait dans un sourire timide. Ayant une musculature plutôt développée, le grand homme gêné devant la petite femme faisait un tableau des plus étonnants.
-Euh, oui, qu’est-ce que vous me voulez ? demanda Elisabeth, étonnée de cette réaction.
-Ah ! oui… fit l’homme faisant cette fois-ci un vrai sourire que Elisabeth trouva charmant. Je vous ai téléphonée tout à l’heure, mais vous n’avez pas répondu, mais comme j’étais de passage, je voulais quand même vérifié si je pouvais vous parler.
-Oui, et qui êtes vous ? fit son interlocutrice, plutôt amusée.
-Euh, oui… Je suis Mark Trinetane. Euh… Je peux entrer ?
-Oh ! oui, bien sûr ! répondit Elisabeth, en le laissant entrer.
Il alla s’asseoir sur le canapé tandis que Elisabeth préparer le café. Quand elle revient, toujours avec son peignoir rouge sur le dos, et ses cheveux encore mouillés tombant dans son dos, Mark lui fit un grand sourire auquel elle répondit avec étonnement. Elle servit les tasses, et s’assit en face de lui.
-Donc, de quoi vouliez vous me parler ? finit par demander Elisabeth, voulant interrompre le silence qui s’installait.
-Oui, donc… Enfin, euh, c’était pour cette commémoration… Vous savez celle qui se déroulera la semaine prochaine à la mairie de la ville ?
Cela faisait trois semaines que Elisabeth n’avait pas ouvert un journal, depuis la bombe, en fait, et elle n’était même pas sûre de connaître le sujet de la commémoration de laquelle il voulait parler. Elle leva donc les sourcils en le regardant d’un air éloquent.
-Ah, vous ne savez pas ? La commémoration pour les victimes de bombe… Vous n’en avez pas entendu parler ?
Elisabeth posa sa tasse, et se dirigea vers la fenêtre. Elle ne s’attendait pas à entendre parler de ça maintenant. Ca faisait trois jours qu’elle avait commencé à ne plus faire de rêves, et cette journée commençait trop bien pour qu’elle pense à ses images qui lui assaillaient maintenant la mémoire. Des deux accidents confondus, les victimes carbonisées se ressemblaient tant, de toute façon. Stéphanie restait chez elle, ne discutant que par téléphone. D’ailleurs, elle n’avait pas téléphoné aujourd’hui, même si il était encore tôt, elle aurait téléphoné normalement.
Elisabeth arrivait à faire en sorte de déplacer ses pensées sur autres choses que les bombes quand dans le reflet de la vitre, elle vit Mark s’approcher. Elle se retourna et le regarda droit dans les yeux, avec dans le regard une marque d’agressivité qu’elle n’avait su contenir. Mark recula, gêné, et Elisabeth le contourna, se dirigeant vers sa chambre les larmes perlant à ses yeux. Mais la main de Mark s’accrocha à son bras, la retenant.
-Je suis désolé, j’ai perdu aussi un proche dans la première bombe.
Cette nouvelle fit réagir Elisabeth. Elle leva la tête et regarda Mark dans les yeux. Lui aussi avait été mêlé, de près ou de loin dans ces bombes. Il n’y avait pas qu’elle qui en souffrait. Les proches de ceux qui sont morts, aussi. C’était à ce moment qu’elle se rendait compte à quel point tout cela était horrible, à quel point tout cela avait détruit tant de personnes. A cette pensée, Elisabeth se mit à pleurer. Son corps était secoué de sanglots, et Mark l’attira pour la serrer entre ses bras. Elle se laissa faire, perdue dans son chagrin. Il l’emmena vers le canapé où il la fit s’asseoir, puis alla s’asseoir sur un petit fauteuil, en face d’elle.
Elisabeth finit par calmer ses larmes, la tête entre ses mains, et les cheveux en bataille. Elle releva la tête et regarda Mark qui buvait son café en silence. Il lui fit un petit sourire, en désignant la tasse de café d’un geste timide. Elle lui sourit aussi, les yeux encore brillants, puis prit sa tasse, et la vida. Mark posa aussi la sienne, et prit la parole.
-Je suis désolé de vous rappeler ces souvenirs, je pensais vraiment que vous étiez au courant. Je vais y aller maintenant.
Il se leva, et Elisabeth n’eut le temps de réagit qu’au seul moment où il ouvrit la porte. Mark était si gêné qu’il s’y était presque carrément précipité, et Elisabeth dut se lever précipitamment en lui criant un « attendez » pour qu’il s’arrête. Il se retourna lentement, une expression de surprise pente sur son visage. Elisabeth arriva face à lui, tout aussi gênée.
-Vous ne m’avez pas parlé de la commémoration, il faudrait que j’aie plus de détails.
-Ah ! oui, bien sûr ! s’exclama-t-il. Oui, je vais vous en parler vite fait.
Mais une mais gantée apparut, et pointa une arme à feu sur la tempe de Mark.
-Laissez la porte ouverte, je vais me joindre à la discussion.
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MessageSujet: Re: Les larmes de feu (Histoire Complète)   Lun 31 Déc - 13:49

Elisabeth et Mark étaient assis l’un à côté de l’autre sur le canapé, avec en face d’eux, assis dans le fauteuil, l’homme qui les menaçait d’un pistolet mitrailleur. Il portait une cape noire et une des lunettes de soleil, mais ce n’était pas le poseur de bombe. C’en était un autre, et l’idée qu’ils puissent être plusieurs révulsait Elisabeth. Un silence pesant s’était installé depuis dix minutes, et les bruits de la circulation dans le rue se faisait clairs et audibles, comme preuve que tout pouvait arriver dans cet appartement sans que personne ne s’en aperçoive.
Elisabeth fixait l’arme, à bout de nerfs. Elle était prête à attaquer dès que l’homme aurait un mouvement suspect. Elle en avait sa claque de ces hommes en noir, et si elle pouvait en mettre un hors d’état de nuire pour l’exemple, elle le ferait volontiers. Mark, lui, préférait regardait ailleurs, et penser à autre chose, car il savait qu’une atmosphère tendue était la cause de beaucoup de malheur, et il aurait voulu éviter ça, même si l’homme, s’installant dans son silence, et gardant son arme pointé vers eux faisait tout pour les mettre à bout. Puis, après un ricanement, l’homme prit la parole.
-Alors, mes chéris, vous avez du vous demander pourquoi je fais tout ça. Oh, pardon, pourquoi nous faisons tous ça. Le femme ici présente, Elisabeth Kertin, faisait partis du conseil de l’entreprise de construction qui a été fermée pour manque de personnel et de locaux, n’est-ce pas ? (Il eut un petit rire). Et vous, Mark Trinetane, vous aviez de la famille dans cette entreprise, votre sœur, je crois. Il faut nous comprendre, ils comptaient raser nos maisons, on a riposté.
Il eut un sourire moqueur tandis que Elisabeth se figeait de stupeur. Ce vieux projet de centre commercial, impliquant de raser tout un quartier, tous ces morts, c’était pour ça ?
-Alors, c’était pour vos maisons, dit Elisabeth, atterrée, mais, et la seconde explosion ?
-La seconde ? fit l’homme, avec un haussement des sourcils, vous ne devinez pas ? C’était vous, la cible. Vous êtes la seule survivante du conseil de l’ancienne entreprise, on voulait vous éliminer, en utilisant une bombe, encore, pour marquer le coup !
-Pour marquer le coup ? Pour marquer le coup ? Ma mort, c’était quoi, pour vous ? Une fête ? Un passe temps ? Un évènement comme les autres ? Vous tuez des innocents pour rien alors qu’une balle, comme vous allez le faire, aurait suffie ? A quoi servent ces tous ces morts, hein ? A quoi ?
-A noyer votre nom dans une ribambelle d’autre, et au lieu de vous excitez, allez me faire du café.
Son ton avait été sec, et Elisabeth devina qu’elle avait eu un point sensible. Avec un sourire rageur, elle s’en alla dans la cuisine. Ouverte sur le salon par une arche, l’homme pouvait aisément la surveiller, et pendant quelques minutes, les bruits de la cafetière remplacèrent les cris et les bruits de circulation. Quand elle revint, Elisabeth semblait calme, mais dans ses yeux brillait la joie, une joie féroce, destructrice.
-Je vous sert ? dit-elle d’un ton mielleux.
-Je n’ai pas de tasse, bêtasse ! rétorqua l’homme.
-Mais vous n’en avait pas besoin !
Et, dans geste brusque, elle lui envoya tout le café brûlant au visage. L’homme se mit à hurler, et Elisabeth en profita pour s’éclipser. Malheureusement, les lunettes avaient protégés les yeux de l’homme, qui tenta de la viser, mais Mark lui sauta dessus. Ils se mirent alors à se battre, l’agresseur étant désavantagé, car il devait retenir son pistolet mitrailleur d’une main. Alors, Elisabeth fit son retour dans la pièce, tenant dans sa main le fusil qu’elle cachait sous son lit. Elle visa directement l’homme en noir, qui se jeta à terre, alors que le coup partait.
La télé vola en éclat, des fusibles se répandant au quatre coin de la pièce. L’homme se releva, et visa Elisabeth, qui n’eut pas le temps de recharger son arme se jeta à terre. Les balles firent une rangée rectiligne de trou dans le mur, au niveau du cou de Elisabeth, qui, au ras du sol, finissait d’armer son arme, qu’elle dirigea vers l’homme, qui se trouvait dans l’embrasure de la porte. Ce dernier s’enfuit vite dans le couloir, et Elisabeth, qui n’avait en fait toujours pas eut le temps de changer de vêtements, s’y précipita en entendant un cri.
La cape de l’homme disparaissait dans la cage d’escalier, et Stéphanie, couchée par terre dans le couloir, hurla de plus belle en voyant Elisabeth avec un fusil.

Plusieurs heures plus tard, Elisabeth et Stéphanie pénétraient dans l’appartement de cette dernière. Elles étaient toutes deux mortes de fatigue après les interrogatoires de la police. Mark les avait quittées plus tôt, en déclarant à Elisabeth qui lui téléphonerait dans le but de lui apprendre tous les détails sur la commémoration des victimes des bombes.
Stéphanie était encore sous le choc. Elle ne cessait de regarder autour d’elle au moindre bruit pour savoir ce qui se passait, et Elisabeth ne pouvait que compatir. Elle se préparèrent toutes deux un thé avec un léger somnifère dedans, et allèrent enfin se coucher.
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MessageSujet: Re: Les larmes de feu (Histoire Complète)   Lun 31 Déc - 13:52

Quatre jours plus tard, au matin, Elisabeth, de retour dans son appartement, se préparait pour la commémoration. Elle aurait lieu à dix heures tapantes à la mairie de la ville, et toutes les familles des victimes s’y rendraient. Mark avait aussi appris à Elisabeth, en passant, qu’étant seule survivante des deux explosions, elle serait sûrement demandée à dire quelques mots.
Elle enfilait vite une robe noire, peignait quelque peu ses cheveux, et passait enfin dans son couloir, regardant à peine les impacts de balles incrustés dans son mur, et, agrippant son sac au passage, sorti de son appartement. Au bas de son immeuble, elle prit un bus qui l’emmena à cinquante mètres de la mairie. Il n’était que dix heures moins vingt, et elle n’était pas encore ouverte. Cependant, une foule de monde, tous habillés en noir, patientait déjà devant le bâtiment. En le voyant, Mark, Stéphanie, et un homme qu’Elisabeth ne reconnut pas se démarquèrent de la foule et allèrent à sa rencontre.
Stéphanie allait beaucoup, cela se voyait à sa tête. Elle lui sourit d’un air triste, et lui fis la bise. Mark se contenta de lui serrer la main, un sourire de circonstance accroché aux lèvres, et présenta à Elisabeth l’homme qui les accompagnait. Plutôt grand, habillé avec classe et des cheveux entièrement gris, il était donc le père de Mark.
Ils attendirent tout quatre l’ouverture de la mairie, en silence. Quand les portes de la mairie s’ouvrirent, ce fut tout aussi silencieusement que la foule s’y engouffra. Le hall était plutôt petit, il ne servait qu’à diriger vers d’autre hall plus grands mais situés dans des parties spéciales du bâtiment. Le hall qui était tout de suite à gauche donnait sur le hall des employés, par exemple.
Le hall des réceptions, lui, était tout au fond. Il était grand et bien éclairé par des larges fenêtres sur le côté. La foule se dirigeait droit vers la salle de réception, ignorant le buffet mis en place à leur droite. La salle où la commémoration allait se dérouler, et où Elisabeth, Stéphanie, Mark et son père ne tardèrent pas à déboucher était encore plus grande. Décorée en circonstance avec des guirlandes noires, elle donnait une impression sombre, bien que les fenêtres laissaient passer autant de lumière que dans la salle précédente.
La foule s’asseyait par affinité sur les chaises noires mises à disposition, face à l’estrade où n’était placé qu’un petit pupitre sans micro. A dix heures et quart, la salle était comble, mais il n’y avait toujours pas de bruit. Aucune parole n’était échangée, et on ne voyait partout que des expressions d’enterrement, car c’était un peu le cas.
Avant de voir le personnage, on entendit ses pas, puis, Albert Hermère, le maire de la ville, fit son entrée sur l’estrade. Petit et plutôt rond, il était habillé d’un smoking noir. Il n’eut pour son public lorsqu’il fut face à son public, qu’un petit sourire triste, puis commença son discours.
-Mesdames, messieurs, bonjour. Nous sommes réunis ici pour se souvenir de nos proches, disparus lors des attentats à la bombe survenus sur leur lieu de travail. Nous nous souvenons tous de l’horreur que fut cette période, qui n’était qu’accentuée par l’état des corps des êtres qui nous étaient chers. J’ai d’ailleurs le plaisir, enfin, si je peux le dire ainsi, d’accueillir Elisabeth Kertin, la plus indemne des survivantes du premier attentat, et qui a aussi survécu au second. Elisabeth, pouvez-vous dire quelques mots ?
Avec un léger sourire, l’intéressée se leva. Elle n’avait absolument rien préparé, mais elle savait que les mots sortiraient tout seuls. Son cœur parlerait. Le maire lui laissa gracieusement la place devant le pupitre. Elle s’éclaira un peu la gorge avant de commencer. Elle avait un peu le trac, et avait peur de dire une chose qu’il aurait fallu éviter de dire.
-Hum, donc. Je suis une des seules survivantes des deux explosions. Il est inutile de me demander comment j’ai fait pour survivre, ce n’est que de la chance. Je ne ferais pas appel au jugement divin pour la mort de vos proches, non, loin de là. Les terroristes savaient exactement où frappé. Mais sachez une chose. Vous aurez tous aimez que vos proches survivent, moi j’ai survécu, mais chaque nuit, je les revois. Je revois ses anonymes au corps calciné, entassés les uns sur les autres. Je revois cet incendie qui ravageait tout, je revois les secours complètement dépassés tentant de se frayer un chemin jusqu’aux survivants dans le champ de cadavres. Chaque nuit, je revois tout ça. La moindre allusion m’y refait penser. Tout me fait frissonner. Tout me fait peur. J’ai peur, constamment. J’ai peut qu’une explosion survienne, et que ce soit encore le même chaos, j’ai peur de revoir cet homme en cape noir revenir, et d’une fois encore, ne laisser que la mort derrière lui. J’ai peur, je dors mal, je vis mal. Vos proches auraient été pareils. Ils n’auraient plus été les mêmes. Maintenant, à vous de juger, qu’est-ce qui est le pire ? Quelle option choisir ? Même moi je ne saurais répondre à cette question.
Elle commençait à voir flou, aveuglée par les larmes qui envahissaient ses yeux, et elle regardait droit devant elle, tentant de maîtriser ses sentiments. C’est alors que la porte s’ouvrit, et cinq hommes entrèrent. Tous vêtus de cape noires, Elisabeth reconnu deux d’entre eux. Celui qui se trouvait tout à droite, c’était celui qui l’avait menacée d’une arme, trois jours plus tôt, et celui du milieu, celui qu’elle revoyait dans ses rêves, cette sorte d’ange de la mort. Tandis que ce dernier avançait entre les rangées de sièges. Les quatre autres étaient restés au fond, braquant sur la foule des mitrailleuses. Mais Elisabeth se fichait de ce « détail ». Elle ne regardait que la main droite de l’homme. Un détonateur.
-Bonjour, Elisabeth. Je suis ravi de vous parler enfin.
Et il appuya sur le bouton.
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MessageSujet: Re: Les larmes de feu (Histoire Complète)   Lun 31 Déc - 13:52

Les portes de la salle volèrent en éclat alors que le sol vibrait fortement. Des cris résonnaient dans la foule, et dans mouvements de panique commençaient à naître, vite calmés sous la menace des nombreuses armes. Elisabeth, elle, restait calme, les yeux rivés sur cet homme qui avait hanté ses rêves. Ce dernier gardait un sourire éclatant, presque sadique. Le face à face commençait à durer, mais ni Elisabeth ni l’homme ne semblait vouloir céder. Soudain, Mark sortit de la foule, et envoya une droite dans la tête de l’homme, qui sous le coup et la surprise, s’effondra dans les chaises, emportant avec lui trois personnes. Elisabeth se précipita vers mark, tentant de la calmer.
-Mark ! Mark ! Calmez-vous !
-Il a tué ma sœur !
Et ce fut tout ce qu’il arriva à dire. En pleurs, il n’arrêtait pas de tenter de frapper l’homme à la tête, alors que son père et Elisabeth tentait de le stopper. Un autre homme arriva, les menaçant de sa mitrailleuse.
-On se calme, ici.
Mais Stéphanie s’en mêla. Arrivée derrière l’homme, elle lui envoya son sac dans la tête. Il y eut un craquement sec, et l’homme glissa à terre, inconscient. Le père de Mark se dépêcha de ramasser l’arme, tandis que Stéphanie se retournait vers le cerveau de l’opération, toujours à terre. Elisabeth s’interposa, tandis qu’une brique glissait du sac de sa meilleure amie. L’homme se releva, et tandis une main vers Elisabeth.
-Je m’appelle Ryan, je suis ravi de faire la connaissance de votre groupe de soutien, Elisabeth.
Cette dernière, pour toute réponse, se contenta elle aussi de lui envoyer son poing dans la figure. Ryan recula de quelque pas, et bouchant son nez pour éviter qu’il ne saigne, envoya à Elisabeth :
-Le coup de votre amie ne vous avait-il pas suffit ?
-Ca fait tellement plus de bien quand c’est moi qui le fais ! rétorqua Elisabeth.
D’autres hommes commençaient à rappliquer, pour soutenir leur chef, mais le père de Mark les en empêcha avec son arme. La situation devenait compliquée, et personne n’osait parler. Les deux camps s’échangeaient des regards hautains et des gestes parfois déplacés. Durant cinq minutes, l’ambiance fut des plus explosives. Puis, Ryan prit la parole.
-Bon, pour évacuer tout notre stress, on va faire un joli feu d’artifice !
Et il sortit alors un autre détonateur. Elisabeth mit deux secondes avant de comprendre, et se précipita alors vers lui. Elle le heurta violemment, mais c’était trop tard. Deux détonations résonnèrent dans la salle. Des cris et des pas précipités se firent aussi soudain entendre, ainsi que des coups de feu.
Elisabeth avait glissé jusqu’au pied de l’estrade, et tentait maintenant de se relever. Partout où elle regardait, ce n’était que des scènes irréalistes qui se déroulaient. En face d’elle, Stéphanie se battait contre Ryan avec comme seule arme son sac où elle avait replacée la brique. Mark se battait aux côtés de son père, une mitrailleuse arrachée à un des terroristes entre les mains. A gauche et à droite, la foule s’engouffrait dans les deux trous créés par les bombes.
Elisabeth se releva précipitamment et courut jusqu’au lieu de l’affrontement. Deux ennemis étaient déjà à terre : celui que Stéphanie avait assommé, et un autre qui présentait des blessures par balles. Les deux autres étaient dix mètres plus loin, et échangeaient des tirs avec Mark et son père. L’un d’eux s’écroula brusquement tandis que Stéphanie sautait sur le dos de Ryan.
Entrelaçant ses jambes autour de son corps, pour être sûre de ne pas le lâcher, elle se mit de ses poings à tambouriner sa tête. Il tentait des pirouettes, qu’elles soient volontaires ou obligatoire pour éviter le sac de Stéphanie, pour désarçonner Elisabeth qui tenait bon. Elle n’avait dans la tête que les dizaines de corps carbonisés dont ce type était responsable, et tout cela pour une histoire de projet de centre commercial. Tout ça pour si peu…
Soudain, plusieurs balles frôlèrent Elisabeth, qui sous la stupeur, lâcha Ryan pour s’écraser dans les chaises métalliques. L’homme, enfin libéré du ponds d’Elisabeth, frappa violemment Stéphanie au ventre, et se mit à fuir. Elisabeth se releva, quand elle aperçut le père de Mark. Ce dernier était couché sur le dos, trois impacts de balles dans la poitrine. Mark était à ses côtés, le secouant désespérément. De l’autre côté de la pièce, le dernier survivant des complices de Ryan, qui Elisabeth identifia comme son agresseur de l’autre jour, couraient vers le trou où avait disparu son chef à peine quelques secondes plus tôt.
Elisabeth s’empara alors du sac de Stéphanie, y trouva la brique, et se précipita vers l’homme. Elle renversait sur son passage toutes les chaises en créant un vacarme impossible, et sa cible finit par tourner la tête vers elle. Trop tard. La brique, que Elisabeth avait jetée de toutes ses forces, percuta son abdomen, le pliant en deux. Puis, ce fut l’ouragan de la furie qu’était devenue Elisabeth qui s’abattit sur lui, l’envoya à terre. Elle lui envoyait des coups de poings et de pieds, avec la force de la rage, et il se protégeait tant bien que mal. Puis, il réussis à sortir un 9mm qu’il pointa sur Elisabeth lorsque Stéphanie leur tomba dessus. Essoufflée, elle réussit quand même à faire en sorte que l’arme quitte les mains de son propriétaire initial. Profitant de la stupeur de leur agresseur, Elisabeth se leva et se précipita pour ramasser l’arme, mais, quand elle se retourna, Stéphanie était toute seule allongée sur le sol, et Elisabeth n’eut que le temps d’entre apercevoir la cape noir de son agresseur qui disparaissait dans un des deux trous.
Mark ne tarda pas à rejoindre Elisabeth qui, penchée sur Stéphanie, s’enquérait de sa santé. Il n’y eut qu’un échange de regard, et Mark, toujours armé d’une mitrailleuse, se précipita à la suite de l’assassin de son père. Elisabeth, qui commençait à se sentir dépassée par les évènements, aida Stéphanie à se relever, la conjurant de sortir du bâtiment, et se précipita à la recherche de Mark, toujours armé de son 9mm.

L’escalier sur lequel donné le trou montait jusqu’à l’étage des employé qui, inoccupé pour le moment, était sombre, avec ses meubles en bois. Elisabeth tentait d’être la plus discrète possible, se déplaçant lentement et tendant l’oreille pour percevoir ne serait-ce que l’échos d’un combat. Dans sa robe noire, elle transpirait de tous les pores de sa peau, tellement la peur était omniprésente. Elisabeth se retournait au moindre bruit, à la moindre illusion d’optique. Elle passait dans les bureaux, l’arme pointée devant elle, prête à tirer à la moindre ombre qui se risquerait à passer devant-elle.
Mais les pas se firent entendre derrière elle.
Elle se retourna vivement, et le coup de pied l’atteignit au ventre. Elle se plia en deux, et son adversaire la bouscula violemment, ce qui eut pour effet de la faire tomber en arrière, et lançant bien haut ses bras, elle lâcha son arme qui se réfugia sous un bureau. Elisabeth cria, et des pas précipités se rapprochèrent.
-Elisabeth ? Elisabeth !
-Mark ! Ici ! répondit l’intéressée.
Renversant des chaises sur son passage, Mark tentait d’arriver le plus vite possible, mais une ombre indéfinissable lui fit un croc-en-jambe. Tandis qu’il tombait à la renverse, l’ombre se mit dans un trait de lumière.
-Ryan… souffla Elisabeth.
Il sourit, et Mark se tourna pour se mettre sur le dos, et le menaça de son arme. Ryan le regarda d’un air amusé, avant de dire :
-Tu n’as plus de balle, je l’ai bien vu quand tu as voulu tirer une dernière fois sur son cadavre.
Il y eut un instant de silence, puis Ryan se mit à rire, et profitant du trouble de Mark, donna un coup de pied dans la mitrailleuse qui valsa à travers la pièce, puis un autre dans la tête de Mark, pour le sonner. Ryan le traîna alors à ses pieds, le mettant en une position assise, en faisant en sorte que le dos de Mark s’appuis sur ses genoux, puis sortit le 9mm qu’il braqua sur la tête de Mark. Puis, il défit sa cape, laissant voir une charge d’explosif collée à son torse.
-Votre petite expédition punitive s’arrête ici. Ici, dans ce lieu où on va mourir. Je suis enchanté de partir avec vous, Elisabeth, et je suis désolé de prendre votre ami en otage pour être certain que vous ne tenterez rien.
Il avait dit cela sur le ton de la conversation, comme s’ils se trouvaient tranquillement assis à un salon de thé, entre potes.
-Vous êtes ignoble ! s’écria Elisabeth, qui perdait le contrôle de ses nerfs. Ignoble ! On ne tue pas des dizaines de gens pour son foyer ! Vous avez tuez des innocents qui n’étaient même pas liés à ce projet ! Pour marquer le coup, encore une fois ? C’est quoi, votre plan ? Un feu d’artifice célébrant notre mort « pour marquer le coup » ? Vous êtes ignoble ! Pitoyable et ignoble…
-Avez-vous autre chose à dire pour la défense ? plaisanta Ryan.
Mais Elisabeth ne le prit pas sur le ton de la rigolade, et elle se précipita vers Ryan, qui releva l’arme vers. Soudain, traversant la pièce, une brique vint percuter l’épaule du tireur qui lâcha son arme qui tomba sur Mark, qui se releva soudain, lançant le 9mm à Elisabeth. Elle l’attrapa au vol, et se mit à une distance respectable de sécurité.
Ryan n’arrêtait pas de rire, d’un rire nerveux incontrôlable. Il était quasiment plié en deux, et les paroles qu’il prononça ne furent que durement perceptibles.
-De toutes façons, vous avez perdu ! Ces images resteront dans vos mémoires à jamais, vous vous en souviendrez toute votre vie ! Vous avez perdu !
Elisabeth échangea un regard avec Mark et Stéphanie, puis lança à Ryan :
-Non, on a gagné, car nous, on est vivants.
Puis, elle leva son arme, et tira dans la charge d’explosif.
Le souffle de l’explosion rasa tous les bureaux, faisant s’envoler les feuilles, et mettant le feu au bois. La cendre retombait déjà sur Elisabeth, qui n’arrêtait pas de pleurer. Ses larmes avaient le goût de tout ce qui l’entourait, mais avaient le don de nettoyer sa tête. Ses larmes lui brûlaient les yeux, ravageant tout ses souvenirs, tel un incendie.
Elle s’en rendait compte.
C’était des larmes de feu.

Le mot de la fin :

Genèse de l’histoire : juste un petit cadeau pour Laureline (j’espère qu’il lui plaît -_-‘)
Plan de l’histoire : bah, il n’y en a pas vraiment, je dois dire que beaucoup de chose ont été faites alors que c’était pas prévu, et d’autre pas faites alors que c’était prévu ^^

Cette histoire est censée toucher (oui, je persiste dans cette voie alors que je ne suis pas très fort pour ça). Le suspens aussi est censé être présent, mais j’avoue avoir bâclé ce « détail », puis aussi, ça devait bouger. Comme pour la première histoire, et comme pour toutes celles que je ferais, je vous demande votre avis : qu’avez-vous penser de cette histoire ? Vos avis, bons ou mauvais, m’intéresse.
Et désolé pour les fautes d'orthographe, mais j'ai pas eu le temps (la flemme, plutôt...) de relire.

Bonne année à tous.
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Arsenic

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MessageSujet: Re: Les larmes de feu (Histoire Complète)   Mer 2 Jan - 0:16

affraid ouh my goudness !! Ci troup beau, j'te raconte pas la culpabilité que doit subir cette pauvre meuf XD Franchement, j'adore ! Que dire de plus ? Moins de fautes d'orthographe que j'en attendais Wink Merci beaucoup mon tit frangin, jte nadoOoOoOoOoreuuuuh
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Alex

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MessageSujet: Re: Les larmes de feu (Histoire Complète)   Sam 5 Jan - 18:11

Merci Laureline! Ca fait toujours plaisir ^^
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MessageSujet: Re: Les larmes de feu (Histoire Complète)   

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Les larmes de feu (Histoire Complète)
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