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 A jamais (Histoire Complète)

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Alex

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MessageSujet: A jamais (Histoire Complète)   Mer 16 Jan - 19:04

Le ciel était couvert, mais laissait passer quelques rayons de soleil ainsi qu’il laissait tomber une petite brise sur le cimetière. Les quelques arbres qui s’élevaient sur les bords des caveaux ressortaient de leur couleur vive dans la grisaille environnante. Le cercueil aussi. La pluie faisait ressortir sa couleur marron foncée, et toute la procession habillée en noire la faisait d’autant plus ressortir. Pierre faisait partie de ces gens là. Il avançait derrière le cercueil où reposait la fille qu’il avait aimé, la fille qui venait de mourir. Tout était silencieux, et on n’entendait que les graviers qui crissaient sous les pas des endeuillés. Arrivés devant la tombe, tous se mirent en demi-cercle, regardant les porteurs du cercueil le mettre en place pour son inhumation.
Le prêtre commença sa litanie, mais Pierre ne l’écoutait pas. Il regardait fixement le cercueil, une peine atroce dans les yeux. Une jeune fille grande et blonde lui tapota le dos, en signe de compassion. Bientôt, le cercueil se mit à s’enfoncer dans les entrailles de la terre. Pierre le regardait comme si il aurait voulu le retenir, mais il ne pouvait pas. Il aurait tellement voulu, il aurait tellement voulu la sauver de ce terrible accident.
Maintenant, la foule s’avançait, et chacun son tour, jetait une rose rouge au fond de la tombe, puis s’éloignait. Quand Pierre passa devant le trou où commençait à s’entasser une grande quantité de fleurs, des larmes roulaient sur ses joues. Son cœur se déchirait, et ses envies dépassaient la raison. Il voudrait revenir en arrière, il voudrait la sauver. Il le voulait.
Ses doigts lâchèrent péniblement la rose qui alla s’écraser comme tant d’autres sur le couvercle du cercueil. Puis il s’éloigna, plié en deux par la douleur, autant à son ventre qu’à sa poitrine. Les bras de la jeune femme blonde l’aidèrent à se relever et à s’asseoir sur un muret, non loin de la tombe. Son tailleur serré noir lui allait à merveille, et faisait ressortir la blancheur de sa peau et la couleur de ses cheveux. Avec son regard, elle tentait d’apaiser la douleur de son ami qui n’avait d’yeux que pour regarder dans la direction de la dernière demeure de leur amie. La jeune femme finit par abandonner, lâchant Pierre et s’asseyant à côté de lui sur le muret, passant sa main dans la sienne, et posant sa tête sur son épaule. Bientôt, les deux amis pleuraient ensemble, les yeux fixés sur la pierre tombale marquée « Ici gît Aude Dermand ».

La nuit tombait maintenant sur la ville. Pierre, de la fenêtre de son appartement regardait le ciel qui était maintenant libéré de la plupart de ses nuages prendre les couleurs du crépuscule. A genoux sur son canapé, il avait encore son café à la main. Cela faisait bien un quart d’heure qu’il était froid, mais il n’y faisait pas attention. Le ciel virait petit à petit au violet sombre, et les lumières des lampadaires de la rue se faisaient de plus en plus lumineuses. Le soleil finit par disparaître à l’horizon, laissant un ciel à la teinte sombre, aux couleurs orange seulement prêt de l’endroit où la boule de lumière avait disparue.
Pierre resta de longues minutes assis comme cela, l’obscurité gagnant petit à petit son appartement où aucunes lumières n’étaient allumées. Dans le noir, il se leva enfin, mais trébucha sur la table basse et s’étala de tout son long sur le sol, sa tête heurtant violemment le plancher.

Le café était bondé, et la chaleur étouffante. Aude et Loriane se tenaient à ses côtés. Malgré qu’elles ne soient pas sœur, elles se ressemblaient en tout point, sauf un détail. L’une était blonde, l’autre brune. Le trio buvait joyeusement un leurs consommations rafraîchissantes. Aude portait un petit chemisier blanc sans manche, mettant en valeur sa chevelure brune, tandis que Loriane portait un chemisier qui n’avait aussi pas de manche, mais qui lui, faisait ressortir sa chevelure blonde.
Pierre n’arrêtait pas de jeter des regards vers Aude, qui les évitait soigneusement, un petit sourire sur les lèvres. Loriane, elle, remarquait ce petit manège qui marquait la complicité de ses deux amis, mais ni l’une, ni l’autre ne semblait remarquer la tristesse qui cela semblait peindre dans ses yeux.
Tout trois se connaissaient depuis le lycée, et leur amitié avait survécu aux années, et surtout aux séparations. Ils avaient chacun commençaient leurs vies dans des lieux différends, avant de se rencontrer dans cette grande ville du sud de la France. Ils étaient tous là pour raison de travail, mais comptaient tout de même bien s’amuser ensemble. Et les yeux de Loriane ne pouvaient aussi que remarquer que leur amour respectif qu’ils ne s’étaient jamais avoués avait survécu.
Bientôt, les trois amis se levèrent, et se dirigèrent vers la porte. Tout devient un peu brusque, grésillant. Soudain, comme si c’était un film et que l’image avait sauté, c’était le bazar. Les gens couraient en tout sens, et seul le trio restait sans bouger. Pierre se vit tourner la tête vers la gauche. Un poids lourd fonçait sur eux. Tu peux changer cela, criait une voie. Il se vit, comme il l’avait fait trois jours plus tôt, se jetait sur la droite, emportant Loriane avec lui. Tu peux changer cela, fit la voie encore une fois. Le camion pénètre la vitrine du bar, des débris volent partout. Tu peux changer cela. Pierre voit son lui-même trois jours plus tôt se relever, et regardait avec horreur le cadavre de Aude.
Tu peux changer cela.

L’appartement est cette fois-ci bien éclairé. L’horloge de la cuisine que Pierre aperçoit depuis l’endroit où il est encore couché affiche dix heures du matin. Le pauvre homme se relève, courbaturé. A ses pieds, aucune trace de café ni de tasses. Il fronce les sourcils et se dirige vers la fenêtre. C’est bizarre, mais cette situation lui rappelle quelque chose. La fenêtre plonge directement sur la rue, et il reste cloué sur place d’étonnement.
En bas, Aude et Loriane vienne de se rencontrer, et avance en riant ensemble.
Comme trois jours plus tôt.


Dernière édition par le Dim 20 Jan - 22:47, édité 1 fois
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Alex

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MessageSujet: Re: A jamais (Histoire Complète)   Ven 18 Jan - 23:51

Pieds nus, Pierre sortit en trombe de son petit appartement. Il descendait en quatrième vitesse les escaliers, ses pas résonnant bruyamment dans le silence de ce samedi matin. Il traversa le hall en dix seconde et se retrouva dans la rue.
Aude et Loriane avaient dépassé l’immeuble, et continuait leur marche calmement. L’adrénaline aidant, Pierre se précipita à la poursuite de ses deux amies, un cri se bloquant dans sa gorge.
Impossible, c’était impossible. Aude avançait bien quelques mètres à peine devant lui ! Mais comment… ?
Loriane entendit ses pas, et se retourna. Elle réagit en un quart de secondes. Dans ses yeux étaient passé un éclair de compréhension, et laissant Aude à incompréhension se jeta sur Pierre. Elle le heurta durement, et, sous la surprise, le pauvre homme bascula en arrière, et les têtes des deux amis heurtèrent l’enjoliveur d’une voiture.

Le café était bondé de monde. Pierre voyait les lèvres bouger, mais n’entendait aucun son, soudain, l’image vibre puis disparaît. Le même café, mais dans une atmosphère de panique, les clients courent dans tout les sens. L’image se met elle aussi à vibrer, un camion fonce droit sur eux, puis un noir. La dernière image se forme maladroitement. Du sang, des débris. Le centre de l’image se précise, et c’est le cadavre de Aude qu’il voit en face. Soudain, une impression de fraîcheur sur le visage, et l’image disparaît.
La lumière du jour l’éblouit d’abord, puis clignant des paupières, Pierre finit par s’y habituer. Il voit au dessus de lui Aude avec une éponge mouillée qui lui dit des mots de réconforts qu’il n’entend pas. Il met du temps à se remettre de ses émotions. Petit à petit, les mots de Aude lui parviennent en bout de syllabes, puis finissent par former des mots parfaitement compréhensibles.
-Ne bouge pas trop, ne fais pas de mouvements brusques, tu es juste un peu sonné.
Pierre, négligeant le conseil, se mit en position assise. Tout se mit alors à tourner autour de lui, mais dans les formes abstraites que cela formait, il reconnut le visage de Loriane. La pluie tombe soudain, il la ressent, et pourtant, le soleil est radieux, et aucune goutte ne frappe son corps. Pourtant, les gouttes se matérialisent, en même temps qu’un cimetière. Une voix lointaine « tu peux changer cela ». Loriane est soudain en pleurs, lui aussi. Et pourtant, il ne comprend pas. Que fait-il dans ce lieu morbide, par ce temps de chien ?
-Pierre, fait attention, tu vas tomber !
Ces mots de Aude le firent revenir à la réalité. Le tournis s’estompa peu à peu, et les silhouettes de Aude et Loriane se reformèrent devant ses yeux.
Loriane était pâle, très pâle. Elle regardait le sol, les yeux dans le vide. Pierre ne se souvenait que du fait qu’elle lui avait sauté dessus. La joie de le retrouver ? Non, il y avait de la peur dans ses yeux, et ils devaient leur dire quelque chose d’important. Peut-être les rêves y étaient liés ? Plus il creusait cette idée, et plus la migraine s’emparait de son crâne. Il abandonna finalement tout tentative de réflexion.
-Vous avez une tête à faire peur ! s’exclama Aude. On va chez toi, Pierre ?
-Ouais…
Il se leva, aidé par Aude, avant d’aider Loriane. Il se sentait nauséeux, et c’est avec peine qu’il se retint de vomir jusqu’à son appartement. La porte était resté grande ouverte, et on pouvait remercier le peu de monde qu’il y avait toujours le samedi matin pour que personne ne se soit introduit dans le quatre pièces. Loriane et Pierre s’assirent dans le canapé tandis que Aude prenait l’initiative de leur faire un café ainsi qu’un sandwich. Quand les bruits commencèrent à se faire bruyant dans la cuisine, Loriane se pencha en avant vers Pierre, manquant de lui tomber dessus.
-T’as eu les mêmes rêves, hein ? Tu les as eus ?

Le café était presque vide, et Pierre aperçut sans mal la chevelure blonde de Loriane, accoudée au comptoir. Après leur mésaventure de la matinée, ils avaient tout deux décidés de se rencontrer sans Aude, pour parler des étranges pressentiments qu’ils avaient.
Le jeune homme s’assit à côté de son amie qui regardait le verre de limonade plein comme si il était transparent, et Pierre du lui tapoter l’épaule pour qu’elle se rende compte de sa présence.
-Oh, désolée, fit-elle, j’étais perdue dans mes pensées…
Pierre acquiesça d’un sourire, et commanda un café noir. Quand la consommation fut servie, et qu’il eut le temps d’en boire quelques gorgées, Loriane, n’y tenant plus, lança le sujet qui les réunissait.
-Bon, et les rêves ? fit-elle brusquement.
Pierre posa sa tasse presque aussi brusquement. Il se passa un moment avant qu’il ne réponde :
-Je… Vois un accident, dans un café bondé de monde, un bus qui rentre dans la vitrine, puis, le cadavre de Aude. Ensuite, je vois un enterrement, peut-être le sien, tu pleures devant moi. Tu fait les mêmes ?
Loriane réfléchit un moment avant de répondre :
-Non. Je vois une journée presque ordinaire, on sort tout les trois dans des lieux différents. Je ne suis pas sûre que mes rêves aillent dans l’ordre chronologique, mais ce n’est q’un détail. Ensuite, je vois comme toi l’accident dans le café, mais je ne pourrais pas le reconnaître, c’est trop flou.
Le silence de Pierre fut plus évocateur que tout autre réponse. Pour lui aussi c’était flou. Ils restèrent ainsi assis l’un à côté de l’autre, avant que Pierre ne propose :
-Demain, emmenons Aude dans divers lieux, dont certains qui apparaissent dans tes rêves. Nous devons découvrir le lieu où se déroule l’accident pour l’éviter à tout prix.
-O.K., acquiesça Loriane.
Ils passèrent la demi-heure qui suivit à parler du plan, des lieux où ils emmèneraient Aude. Ils créaient un plan pour eux sans faille. Petit à petit, Loriane se mit à jetait des coups d’œil fréquents à Pierre, qui ne se doutait de rien, mais ils se sentaient tout le deux étrangement gênés.
Ils finirent par se séparer, en fin d’après midi, ayant conçu leur plan. Ils se quittèrent pensifs, mais ne prirent pas la peine de fouiller leurs sentiments. Ils avaient autre chose à penser.
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MessageSujet: Re: A jamais (Histoire Complète)   Dim 20 Jan - 22:46

Comme prévu, à dix heures trente, ils étaient tout les trois devant la mairie. Aude les avait abordés chaleureusement, sans prenne la peine de noter leurs mines macabres, toute à sa joie de les retrouver. Sans même attendre une quelconque proposition de lieu de l’un de ses amis, elle se précipita vers un musée. Pierre et Loriane, y entrant, vérifièrent bien qu’il n’y avait pas de cafétéria, avant de suivre leur amie, soulagés. La visite se passa rapidement, et Aude contamina les deux autres de sa bonne humeur. Quand ils sortirent, les deux comploteurs avaient presque oublié leur mésaventure, mais une voiture rouge passa devant eux.
-Voilà une bien belle voiture, remarqua Aude. Et si…
-On la suivait pour voir où elle nous mènerait ? acheva Loriane, sur un ton lugubre.
Aude ne remarqua pas son ton, et approuva la remarque de son amie, se précipitant déjà derrière la voiture, tandis que Loriane échangeait avec Pierre un regard éloquent. Ils se retrouvaient encore en face du but de leur alliance.

Après avoir suivie la voiture rouge, et s’être arrêté tut comme elle, devant un autre musée, ils décidèrent de continuer seuls la visite. Pierre voyait aux yeux de la jeune femme blonde qu’elle ne se souvenait plus de cette partie là de l’aventure jusqu’à ce que, après être passés devant une petite fanfare où Aude n’hésita pas à danser, ils s’arrêtèrent, à onze heures trente, dans un bar.
Pierre craignait le pire. C’était dans un bar que l’accident s’était produit, et Loriane avait un regard catastrophé. Se souvenait-elle d’une quelconque information ? Ou peut-être savait-elle que c’est dans ce bar que l’accident eut lieu ? Si tel était le cas, Pierre ne savait pas comment réagir. Il serait sûrement pris au dépourvu…
Aude choisit une table où ils s’assirent tout trois. Pierre n’arrêtait pas de jeter des regards de tous les côtés, tandis que Loriane semblait perdue dans une intense réflexion. Soudain, elle se leva.
-Je vais aux toilettes, tu m’accompagnes, Aude ?
-Ouais, O.K., fit cette dernière en se levant.
Pierre se leva lui aussi, souriant aux deux jeunes femmes, avant de s’écarter de la table. Loriane emmenait Aude à l’abri dans les toilettes, pas bête, mais ce n’était pas une raison pour se faire écraser. Soudain, un grand bruit lui fit se retourner. Un serveur venait de trébucher sur un pied de chaise, et s’étaler de tout son long, les consommations de coca s’écrasant sur la table que les trois amis venaient de quitter.
Aude, qui n’avait pas atteint les toilettes, se précipita au secours du serveur, tandis que Loriane se plaçait à côté de Pierre.
-Si ces cocas étaient tombés sur Aude, on aurait du passer par chez elle pour qu’elle puisse choisir un nouveau haut, et on aurait loupé la fin du match que je veux absolument voir sur la télé d’un bard d’à côté.
Pierre venait de se rendre compte en en effet que dans ses souvenirs, Aude avait une chemise blanche sans manche, qui était accompagné d’un jean bleu foncé, alors qu’elle avait là un petit chemisier d vert, accompagné d’une jupe d’un bleu plus clair. Se rendant compte de sa terrible méprise, Pierre éclata de rire.

Après avoir vue la « fin » du match de Loriane, qui avait duré environ une demi-heure, soit une bonne partie de la seconde mi-temps, le trio se remit en route. Il était maintenant midi passé, et leurs ventres commençaient à grommeler. Ils descendirent une petite rue, et passèrent devant le bar où Pierre et Loriane s’étaient donnés rendez-vous la veille. Ils invitèrent Aude à les y suivre, se disant que là-dedans, ils seraient en sécurité.
Ils avaient torts.
Dès leur entrée, ils s’en rendirent compte. Même ambiance, même chaleur. Il ne s’en rendait compte qu’aujourd’hui car le bar plein et vide ne prenait pas le même visage. Là, un brouillard composé de fumée de cigarettes flotté dans les airs, et tout suaient dès leurs premiers pas dans la pièce surchargée. Loriane et Pierre voulurent faire demi-tour, mais Aude avait remarqué une table vide, et ils furent obligés de s’y rendre, une boule dans l’estomac. Ils s’assirent sur les chaises au bois dur, et leurs consommations furent vite posées sur les tables, dont les pieds étaient équipés de ronds de ferraille.
Aude commença à avaler son sandwich d’une façon fort peu discrète, tandis que ses deux amis se contentaient de grignoter. Ils finirent ainsi leur repas, et commencèrent à se lever. Ils se dirigèrent ensuite vers la sortie, quand un cri les arrêta.
C’était la fin, ça y est. Pierre eut tout juste la force de se retourner, connaissant déjà trop bien le spectacle qui allait suivre.
Les clients du bar couraient déjà en tout sens, tentant de fuir au plus vite, tandis que le camion fonçait droit sur eux. Les trois amis étaient tétanisés, et ne faisaient rien pour partir. Ce fut Pierre, qui pourtant un des plus touchés moralement, réagis en premier. Il tenta de pousser Aude en sécurité, mais il ne fit que l’envoyer sur Loriane, qui réagissant enfin, renvoya le colis à son expéditeur.
Sous le choc, Pierre bascula en arrière, ses yeux rencontrant ceux de Loriane. On pouvait y lire une infini tristesse, et Pierre comprit que c’était fini. Protéger Aude les avait rapprochés, mais c’était fini.
Le camion, dans un boucan d’enfer, pénétra la vitrine. Des bouts de verres volèrent en tout sens, et les débris des tables et du mur recouvrirent vite le lieu de l’accident.

Les arbres resplendissaient de leurs couleurs vertes aux côtés des caveaux. Les nuages étaient bas et presque blancs, et faisait tomber sur l’assistance une fine bruine. Tous étaient habillés de noir, et observait la scène avec une attention triste.
Le cercueil allait être mis en terre. Les gouttes coulaient le long du couvercle rebondi. Le prêtre se mit à psalmodier, mais Pierre n’écouta pas. Il ne pleurait pas, mais c’était pire. Il regardait fixement le cercueil, comme si il voulait en faire sortir son occupante. Puis, petit à petit, le cercueil s’enfonça dans la terre. Pierre n’y pouvait rien, et il aurait crié de rage devant son impuissance, si la peine ne l’anéantissait déjà. Puis, la procession, en file indienne, pris une rose blanche dans le panier, et allèrent les jeter dans la tombe.
Ce fut le tour de Pierre. Il s’avança, serrant le rose contre sa poitrine comme si il avait peur de la lâcher. Enfin, devant le trou, il s’arrêta. Jeter la fleur équivalait pour lui de jeter l’éponge, de la laisser tomber. Que pouvait-il faire, de toute façon ? Une chance comme il en avait eue une ne se reproduirait pas. Et pourtant.
Il resta plusieurs minutes devant la tombe, avant d’enfin jeter la rose, qui alla s’entasser comme tant d’autre sur le couvercle de la dernière demeure de Loriane Blomound. Puis, avant de s’en aller, il jeta un rapide coup d’œil sur la photo de la jeune femme blonde souriante. Quelques larmes coulèrent sur ses joues, puis il s’éloigna.

Ils se débarrassa des débris, et se releva. Le café était mis en miettes, les tables brisées étaient retournées, et le lieu n’était plus que l’ombre de lui-même. Le camion retenait l’effondrement du toit, et Pierre se mit vite en recherche de Loriane. Quand il aperçut son bras, il s’y précipita. Il la dégagea de sous les gravats, pour ne tomber que sur un cadavre ensanglanté. Seule la tête était en plutôt bon état, ne présentant qu’un large hématome sur la joue droite. Pierre, criant de désespoir se leva avant de se diriger vers l’endroit où il avait lui-même émergé des tables en morceaux.

Ses pas avançaient dans l’herbe mouillée. Il marcha dix mètres ainsi, avant de s’asseoir sur le muret. En face de lui, une tombe qu’il connaissait bien, trop bien. Son épitaphe ne le laissait jamais de marbre « L’hésitation est la pire ennemie de l’homme ». Il avait hésité, dans le bar, et voilà où ça l’a mené.

Il commença à déblayer les débris, pour retrouver Aude. Il y mettait l’énergie du désespoir, et les larmes coulaient sans retenue sur ses joues. Enfin, tandis que les premiers secours entraient dans la pièce, il la trouva. Mais il se mit à crier. Un pied d’acier s’était encastré dans la tête de son amie. Son sang recouvrait le sol et son visage. Les pompiers l’écartèrent, puis examinèrent le corps.
-Elle est morte.

Pierre était maintenant couché devant la tombe de sa seconde meilleure amie, Aude Dermand, qui avait elle aussi périe dans l’accident. Il avait hésité, dans le café, et ses deux amies étaient mortes. L’un d’elle lui lançait même un message depuis sa tombe.
De désespoir, Pierre se mit à hurler, frappant ses points contre le sol.

Le mot de la fin :

Cette histoire, j’avoue l’avoir un peu bâclée Je n’ai pas réussi à faire rentrer plein de petits détails, comme l’attachement de Pierre et de Loriane, ce qui fait perdre beaucoup de valeur au récit Je voulais au début, faire un début et une fin identiques, puis je me suis dit que changer la morte finale de la fin, et faire douter jusqu’au bout serait aussi une bonne idée, mais je me suis dit que la mort de Loriane était trop prévisible, alors j’ai rajouté une morte J’espère que le suspens aura été préservé jusqu’au bout, avec cette histoire
N’hésitez pas à mettre des commentaires, bons ou mauvais, ça m’intéresse de savoir ce que mes récits valent réellement
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